"Je crois que certaines âmes se reconnaissent avant même d’avoir appris à se connaître. Elles se trouvent dans une foule, se perdent dans le temps, puis se cherchent sans le savoir pendant des années. Et lorsqu’elles se retrouvent enfin, elles comprennent que la distance n’avait jamais effacé ce qui les liait. Elle avait seulement appris à leurs cœurs le goût du manque. Et mon coeur est remplie de manque. Un manque si cru, si profond, si charnel que je n'avais même pas remarqué que je ne respirais plus avant de revenir ici."
J'aime le bruissement des feuilles sous mes pas, l'odeur de la terre humide et le froid qui s'installe doucement dans l'air. Pourtant, ce soir là, quelque chose me semble différent.
Allez... Je vais participer avec le premier paragraphe de mon roman - La Nuit du Voile. Rien de transcendant mais on y retrouve un des enjeux et la faiblesse de notre héroïne.
"Je rêve de ces jours où tu étais encore là, papa. Je suis toujours petite puisque je ne t'ai connu qu'ainsi, la tête éternellement levée vers toi, la main dans la tienne, le sabot claquant la pierre des sentiers ou de la falaise. Je n'ai pas eu le temps de te rattraper, tu es parti trop vite. La mer est une maîtresse cruelle, elle t'a rappelé à elle et tu as passé le Voile sans que je ne puisse te dire au revoir."
Je laisse ici quelques lignes du récit tranche de vie basé en Norvège que je suis en train d'écrire. Bonne lecture ;)
"- Quand je t'ai vu sortir de ta voiture avec ta dégaine d'ours mal léché, je me suis dit qu'ils m'avaient envoyé le stagiaire... J'avais vraiment peur que tu saccages ma Volvo.
- C'est drôle quand on pense qu'au final c'est toi qui a assassiné ta caisse en la précipitant dans un fossé...
Et sur son visage rougi par le froid, son éternel sourire en coin, toujours aussi agaçant à regarder."
Une mèche de ses longs cheveux noirs lui chatouille les narines ; une odeur digne des pires latrines le prend à la gorge, mais il sent pourtant fleurir un sourire le long de ses lèvres.
"J’en ai eu, du temps. Des heures à vous provoquer, des nuits à apprendre vos corps jusqu’à savoir lequel venait de se réveiller à sa respiration. Je connaissais vos cicatrices, la chaleur différente de vos peaux, les endroits où poser mes doigts pour vous faire perdre le fil d’une phrase.
J’ai appris tout ça de vous sans jamais trouver trois secondes pour dire que je vous aimais.
Je pensais que vous le saviez. Peut-être que vous le saviez vraiment, mais ce n’est pas pareil.
J’aurais voulu avoir la chance de tout gâcher.
Dire “je vous aime”, c’était vous donner de quoi me détruire. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas vous donner ça.
Hello ! Je pense que je vais reprendre "Houraillis" pour ce concours, dont voici une petite citation ^^ :
"La chambre d’Isis est si spartiate que s’en est inquiétant. Pas un poster, pas une photo, pas le moindre effet personnel. Je me surprends à soupeser mes chances de me sauver en courant. Mais la locataire des lieux ne me saute pas dessus pour m’arracher un rein."
Coucouuu un petit extrait de mon roman "Koroleva" ( reine en russe )
" - Elle t'a menti, Nikolai, dit Fyodor d'une voix teintée d'un desespoir que je ne lui reconnaissais pas.
- Oui, mais peut-on réellement la blâmer ? Il faut bien mentir pour pouvoir rester avec u type comme moi."
" On m'a appris tout ce qu'il y a à savoir sur les lois. Jamais je n'aurais imaginé hériter d'un empire qui les brise toutes"
Trop hâte que ça commence !!