Ici je trouve que le chapitre commence vraiment quand Leslie apparaît. Avant ça, on comprend très bien Sara — insomnie, solitude, manque de sa sœur, course, métier de cheffe — mais beaucoup de choses nous sont racontées d’un seul bloc. Le passage sur Hana notamment donne presque toute leur histoire familiale, le décès de la mère, leur relation et la réussite professionnelle de la sœur avant qu’un véritable événement n’ait commencé. J’en garderais une partie pour plus tard : le message annulant son retour suffit déjà à faire sentir le manque. À l’inverse, le métier de Sara est une bonne piste de caractérisation, parce qu’il peut réellement la faire agir et lui donner un univers propre ; je préférerais la découvrir en train de cuisiner chez les Harrison plutôt que par un paragraphe qui explique pourquoi elle aime cuisiner.
Je resserrerais aussi l’introspection autour de la course : « est-ce que je fuis / est-ce que je poursuis quelque chose ? » est assez abstrait et donne une tonalité très dramatique très tôt. Un détail concret sur ce qu’elle cherche justement à ne pas penser aurait plus de force.
Enfin, il faut prévoir une vraie passe de correction : « tenue éveillée », « contrariée », « épanouie », « viennoiseries », « ni maman ni Hana n’étaient très douées », « gratte-ciel », « ou suis-je »… Ce sont de petites choses, mais leur accumulation gêne la fluidité. En revanche, la dernière réplique de Leslie fonctionne bien : elle apporte immédiatement une voix, une relation et un peu d’énergie. C’est ce mouvement-là que j’aurais envie de retrouver plus tôt dans le chapitre.
2 commentaires
AB Wood
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Hanine09
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