Je sentais bien que Clary allait finir par s’éloigner beaucoup trop du camp malgré les avertissements d’Elio ! Par contre je ne m’attendais pas à ce qu’elle tombe sur Orion derrière la cascade. Vu sa réaction quand il s’approche d’elle, il s’est clairement passé quelque chose entre eux. vivement le prochain chapitre car j'ai envie de savoir quoi
Bonjour / Bonsoir à toi !
Je viens de lire ton premier chapitre et je me suis motivée à faire un retour assez complet (en espérant que cela ne te dérange pas, bien sûr) 😊
Tous les conseils que je me permets ci-dessous sont purement subjectifs et basés sur ma propre impression, évidemment. Il ne s’agit en aucun cas de critiques mais de propositions qui pourraient, peut-être et sans prétention aucune, t’aider à peaufiner ton texte pour le rendre plus immersif, aider tes personnages à gagner en relief et augmenter la tension de la scène de fin. J’espère que cela t’aidera 😊
Je me suis aussi permise d’annoter quelques petites corrections de typos/erreurs de français en espérant que cela ne te dérange pas non plus (rien de méchant mais si cela aide je me dis que c'est toujours sympa de le signaler pour qu’on puisse corriger nos manuscrits). Evidemment, si tu ne cherches pas ce genre de retours (que ce soit pour les petites erreurs de français ou les conseils que je t’ai mis ci-dessous), je ne le ferai pas dans les prochains chapitres 😊
D’abord, mon avis en général : globalement, je trouve que le chapitre est bien dans son ensemble. On a l’ambiance de l’automne dès les premières lignes, on se situe dans le camp, on sent directement l’effet un peu jeune des personnages qui fonctionne très bien d’entrée. Ce que je trouve très sympa aussi dans ton style, c’est que tu partages à la fois le moment présent du personnage principal Clary et ce qu’elle vit, avec des moments de son passé (surtout en référence à Elio et Orion). J’ai aussi trouvé très sympa la façon de comparer le sentiment de Clary entre la ville, le côté urbain qui fait partie de son quotidien, au bien être qu’elle ressent au contact de la nature. C’est amené en quelques lignes sans avoir besoin de l’expliquer sur trois paragraphes. Ici d’ailleurs, tu pourrais même, si tu veux, ajouter une comparaison d’odeur, ça pourrait même faire un joli écho à cette phrase dans le premier paragraphe « Je respire un bon coup avant de retourner sur le camp. »
Maintenant, si j'ose, voici ma petite liste de conseils (et si tu n'en veux pas n'hésite vraiment pas à me le dire!)
Je vais commencer par mentionner les temps utiliser pour la conjugaisons. Encore une fois, le fait de faire des passages qui aborde le passé de Clary est une très bonne idée (de mon point de vue), mais je te conseillerais, du coup, de bien veiller au temps de tes conjugaisons à chaque phrase. Par exemple, ton chapitre commence au présent « L'odeur du feu règne dans l'air, le vent balaye doucement mes cheveux. » mais on finit le chapitre avec un passage au passé (alors que c’est bien un événement qui se déroule à l’instant T) : « Je me débattis pour […] » et « J'ouvris mes yeux, Orion me faisait face. »
Autre exemple, dans une même scène, on passe successivement du passé au présent, puis du présent au passé, donc j'avoue m'être un tout petit peu perdue par moment, comme, par exemple, dans la partie suivante : "Le jour du départ, nous étions des trentaines de jeunes amassés près du bus. Tout le monde était excité à l'idée de ce voyage. Je marche en direction du bus, mon sac préparé avec soin pesant d'ailleurs trois tonnes dans mes bras. Mes amies m'attendaient, des sourires plaqués sur chacun de leurs visages. Elly me saute dans les bras :"
On démarre ici sur le jour du départ qui se déroule apparemment au passé (« étions des trentaines ») puisque Clary se souvient du départ (ce qui est donc logique). Mais on passe au présent à la phrase suivante (« je marche en direction du bus »), pour revenir tout de suite après au passé (avec « mes amis m’attendaient ») et retourner, avec la phrase suivante, à nouveau au présent (« Elly me saute dans les bras »). Je pense qu’ici tout devrait être au passé (à contrario, je pense que le paragraphe de fin, lui, devrait être entièrement au présent).
Un autre point que je pourrais te conseiller, si tu le souhaites, c’est la cohérence de l’immersion visuelle (et ce n’est jamais un exercice évident ! Quand on a le nez plongé dedans, il arrive que certains détails nous échappe). Je m’explique : au début du chapitre, avec le premier paragraphe, nous avons une introduction de l’environnement et de l’ambiance d’automne (que j’ai bien aimé d’ailleurs avec le vent qui balaye les cheveux et la lumières à travers les arbres etc.). Ce paragraphe finit par « Je respire un bon coup avant de retourner sur le camp. » Donc, on s’imagine Clary, debout, qui marche en direction du camp. Ensuite il y a le petit passage sur le passé sur le jour de l’affiche et du départ (d’ailleurs, je pense que tu pourrais même fusionner ces deux paragraphes ensemble). On revient seulement après à l’instant présent du récit avec le dialogue : « - Clary tu rêvasse ! Tu peux venir m'aider à la cuisine ? » suivit juste après par « Je sors de ma tente, interrompant le fil de mes pensées »
Donc la, ma question : comment s’est-elle retrouvée dans la tente puisqu’elle rejoignait le camp juste avant ? Si elle a rejoint sa tente entre temps, je pense que tu devrais le noter quelque part avant pour que le lecteur ne soit pas perdu.
Ensuite, toujours dans cette logique de cohérence visuelle, Clary s’en va en trottinant en direction de la cuisine en plein air. » et la je me pose une autre question : cette fois, je me demande où se situe Noela, physiquement à ce moment-là ? Je m’explique : si tu gardes l’idée que Clary est dans la tente, il faut logiquement que Noela soit suffisamment proche de ladite tente pour que Clary puisse l’entendre depuis l’intérieur de la tente. Toutefois, (et c’est uniquement mon impression de lectrice donc cette impression peut être erronée), sa réplique « Tu peux venir m'aider à la cuisine ? » me fait imaginer que Noela est elle-même déjà dans la cuisine pleine air (ce qui, en plus, est renforcé par le détail de l’odeur de gâteau, donc Noela est bien dans la cuisine, en tout cas avant de venir chercher Clary si elle vient la chercher). Mais si elle l’appelle depuis la cuisine, dans ce cas, cela voudrait dire que la tente de Clary est collée à la cuisine pleine air ? Je ne sais pas si mon impression est clair pour le coup mais j’ai juste du mal à situer Noela, la cuisine et la tente dans se passage. Mais si la tente n’est pas proche de la cuisine pleine air, alors peut-être faudrait-il préciser que Noelia vient chercher Clary jusqu’à la tente ? Je pense (avis très personnel) que ce serait d’ailleurs la meilleure option, surtout du fait que Clary voit ensuite Noela sourire. Et puis, comme juste après il est indiqué que Clary trotte jusqu’à la cuisine, ça fait logiquement penser au fait qu’il y a un trajet (aussi bref soit-il) entre la tente et la cuisine. Donc logiquement Noela est venu la chercher. Bref, je pense qu’une simple phrase supplémentaire ici pourrait aider à ajouter de la précision et mieux permettre aux lecteurices de visualiser la scène, par exemple :
« - Clary tu rêvasse ! Tu peux venir m'aider à la cuisine ? demande Noela en passant la tête à travers l’ouverture de la tente. » à noter que l’ajout de cette proposition n’est pas très travailler et que tu es libres ou non prendre en compte, mais c’est pour donner une idée de mon idée de la chose 😊
Toujours en rapport avec la cuisine, voici un autre petit détail par rapport à la phrase « L'odeur qui règne dans la cuisine ». La mention « qui règne dans la cuisine » fait surtout référence à l’odeur qui règne dans une pièce. Du coup, comme ta cuisine à toi est en pleine air, j’aurais tendance à te conseiller d’utiliser une formulation plutôt du genre : « L’odeur qui flotte dans l’air » ou « le parfum sucré qui se répand dans le camps depuis la cuisine » par exemple. Je pense (encore une fois ce n’est que mon avis, à prendre ou à laisser) que ces propositions sont peut-être plus propices au fait que la cuisine du camp n’est pas dans une pièce fermée (ce qui d’ailleurs, peut être contraignant par jour de pluie hihi (pardon je m’égare mais ça pourrait donner naissance à une scène assez drôle quand j’y pense).
Bref, passons 😊
Concernant l’introduction d’Elio, je trouve que c’est chouette, surtout le coude de coude de Noela. Mon impression et conseil ici, c’est que je trouve que le geste « n’est pas fini ». Il donne l’impression de suggérer peut-être un lien (une amitié, une attirance, etc) entre Clary et Elio. Si c’est bien le cas, tu pourrais peut-être faire réagir Clary ici au coude de coude de Noela. Si elle a un faible pour lui, elle pourrait rougir, repousser son amie ou lui envoyer une petite remarque pour que le lecteur comprenne si elle est gênée par le coude de coude de Noela (de peur qu’Elio le remarque). Si pas de romance entre eux mais seulement une amitié, tu pourrais ajouter un geste amical, comme un geste de la main ou un clin d’œil (le petit geste de main serait plus adapté si tu veux maintenir le fait qu’ils sont plutôt distant). Et si, tu veux mettre en avant une froideur, elle pourrait lever les yeux au ciel, ou quelque chose du genre. En vrai, j’ai trouvé un peu ambiguë ce que Clary « ressent » pour ce personnage car tu dis qu’ils étaient amis, mais distant, mais ensuite dans la forêt il a l’air de s’inquiéter pour elle. Je pense qu’il faudrait peut-être choisir l’état actuel de leur relation, par rapport à leur passé et relation futur car là c’est peut-être un peu mélangé (aucune obligation évidemment tout n’est ici que proposition subjectives selon mon point de vue de lectrice et en tant que lectrice, j’avoue que j’aime bien ce genre de petits détails pour saisir subtilement les liens entre les personnages qui se connaissent déjà au moment où ils sont introduits dans l’histoire). C’est un peu faire du « show don’t tell » on comprend la relation sans avoir besoin de l’expliquer.
Si je m’arrête à présent sur le passage « Petit, nous formions un trio, mais c'est de l'histoire ancienne, les deux se supportent à peine et je suis moi-même distant aux eux. » Je pense qu’ici tu pourrais avoir une opportunité de donner une autre indication sur pourquoi ils sont distants alors qu’ils étaient amis sans trop en dire. Par exemple, tu pourrais ajouter une toute petit mention à la fin de la phrase, par exemple « je suis moi-même distante avec eux depuis XXX événement / la dispute de la rentrée / l’accident, deux ans plus tôt, etc. (je suggérerais juste de donner un petit indice sur la nature (sans tout dire) et sur le temps qui s’est écouler qu’on puisse se projeter depuis combien de temps ils sont fâchés ou distants ou juste mal à l’aise). Ce genre de petits détails pourrait même permettre aussi, si la dispute / distance est quelque chose de difficile à vivre pour Clary, de renforcer l’attachement du lecteur envers le personnage principal.
Toujours dans la logique de crédibiliser les personnages et leur relation, voici une autre question : si on comprend bien qu’Orion et Elio se supportent à peine, pourquoi Elio se met à le chercher lui ? pourquoi n’est-ce pas quelqu’un d’autre qui le cherche ? Tu pourrais peut-être renforcer ici pour ajouter un peu plus de crédit à cette relation : soit Elio tient toujours à son ami, soit il s’en fiche, mais il faudrait le montrer. Exemple, s’il tient toujours à son amitié malgré leur mauvaise entente actuelle, Elio pourrait certifier qu’il le cherche seulement pour aller chercher du bois, mais Clary pourrait (puisqu’elle le connait depuis longtemps) peut-être apercevoir une lueur d’inquiétude dans son regard, ou reconnaître un tic qu’elle lui qui serait révélateur de son inquiétude, etc. ou au contraire si tu préfères garder le côté « c'est l'explosion garantie », montrer que vraiment leur relation est irrécupérable, tu peux renforcer un peu plus l’agacement d’Elio, surtout si, comme le sous-entend la réponse de Clary, ce n’est pas la première fois qu’il disparait. Elio pourrait soupirer, lever les yeux au ciel ou lâche une remarque désobligeante à son sujet par exemple.
Sur cette scène, un autre conseil aussi sur un schéma de logique : si Elio dit qu’ils ont besoin de tous les garçons pour ramasser du bois, pourquoi Clary le remplace (sauf erreur c’est une fille ? ou alors je n’ai pas saisi et je m’en excuse) aussi facilement. Après tout, il pourrait aller chercher un autre garçon du camp ? J’imagine qu’il doit y en avoir d’autre ? Je pense que pour crédibiliser ici l’intégration de Clary à la tâche et au groupe, une réponse d’Elio du genre « maintenant il nous manque une personne pour ramasser du bois », irait plus logiquement avec la réponse de Clary, plutôt que de viser le fait qu’ils ont besoin de garçon. Je pense aussi qu’il faudrait crédibiliser le fait que Clary laisse du coup tomber Noela (avec qui elle devait normalement faire la cuisine). Noela pour même elle l’encourager à rejoindre les autres, ça pourrait renforcer le sentiment d’amitié entre elle. Elle pourrait lui dire « coupe-moi juste le citron et vas-y, je vais me débrouiller ne t’en fais pas », par exemple.
Je couperai aussi, pour faciliter la lecture des scènes, le paragraphe qui commence par « Je lance un regard à Noela » de la partie qui suit avec « Je finis de couper ce fichu citron » car on change « de scène », dans le sens où à partir du moment avec le citron, tu ne parles plus de la relation entre les garçons et Clary mais tu refais un focus sur Clary.
En poursuivant ma lecture, je re-rebondis sur mes questions au sujet des relations avec les personnage, et notamment Elio. Au départ, tu l’as justement introduit comme un personnage qui a un passif avec Clary, mais avec qui il est distant. Pourtant, quand tu parles de sa première excursion dans la forêt, tu précises qu’Elio garde un œil sur Clary et il va même lui dire ensuite de ne pas s’éloigner. Donc cela semble sous-entendre qu’il veille sur elle et donc qu’il lui porte un certain intérêt (amical ou amoureux, mais intérêt quand même pour sa sécurité apparemment). Ce qui est très bien je trouve, mais qui pourrait être un peu plus clarifié / crédibilisé et renforcé du coup. Et d’ailleurs, comme ce paragraphe mélange un souvenir au passé et un retour au présent, j’irai à la ligne dès la phrase suivante : Je prends mon sac afin d'y glisser le bois que je trouve pour le feu de camp de ce soir. On ressent plus l’impact du retour à la narration au présent si tu sépares les deux parties.
Ensuite tu « introduis » Marius. Je mets des guillemets car tu le mentionnes plus que tu ne l’introduis. L’idée d’avoir plein de personnage est bonne, mais je te conseillerais de doser les information pour le lecteur sur un premier chapitre. On a souvent tendance à vouloir mettre tout ce qu’on trouve d’important dans un premier chapitre, mais on oublie souvent que du coup cela peut faire beaucoup à retenir d’un coup pour le lecteur. Et là, dans ce premier chapitre, nous avons donc 6 personnages à retenir alors qu’ils ne sont pas encore tous tout à fait acquis et qu’il y a à la fois des personnages principaux, secondaires et même tertiaire : Clary (principal), Noela, Orion, Elio (semblent être les personnages secondaires) et Marius et Elly(simplement mentionné). J’aurais tendance à te conseiller de rester sur un minimum de personnage au départ (ou de ne pas donner les noms Marius et Elly si ces personnages n’ont pas vraiment d’importance pour rester sur un/e ami/e).
Autre conseil dans ce sens aussi, tu pourrais séparer ton chapitre en deux. Par exemple, le chapitre 1 pourrait être centré sur Clary, sa vie au camps (que tu développerais un peu plus), puis introduire Noela et son amitié. En faisant un focus sur Clary, tu pourrais surtout renforcer l’attachement au personnage principal, ce qui est généralement une bonne chose. Tu pourrais ensuite introduire Orion et Elio au chapitre deux (ça pourrait même être cohérent en timing si Clary finit d’aider Noela en cuisine à ce moment-là). Et du coup en chapitre 2, tu aurais plus de marge développer le relationnel Orion, Elio et Clary. Evidemment, je répète que tout ceci n’est que subjectif encore une fois, mais pour avoir eu souvent tendance à donner plein d’information dès mes premiers chapitres, on m’a souvent conseiller de distiller les informations pour les donner petit à petit. L’idée est de laisser le temps au lecteur de bien saisir chaque personnage, l’univers, etc, pas que tout soit amené au chapitre 1 d’un seul coup.
Ensuite, concernant le passage avec la chute d’eau et le lac, c’est très sympa. On a un changement d’ambiance et de décors avec le camp et même le bois. Mieux encore, on sent que Clary apprécie l’endroit. Tu pourrais aussi jouer ici sur les différences avec ce qu’elle connait de la ville. Je parie que c’est la première fois qu’elle bois de l’eau directement à une chute (d’ailleurs je ne sais pas si c’est conseillé ahahahah). Autre chose que j’ai trouvé bien ici, c’est qu’on voit aussi que du coup, sa curiosité prend le pas sur le reste, quitte à ignorer les avertissements d’Elio qui lui a pourtant dit de ne pas s’éloigner trop loin (bon exemple du show don’t tell ici, on découvre sa personnalité sans avoir besoin que ce soit expliqué). Et sur cette parie, je dirais que tu peux même changer de paragraphe quand tu passes au moment où elle va découvrir la grotte. La transition conduirait plus naturellement à un changement d’ambiance et de tension. Tu pourrais même encore renforcer sa curiosité : elle s’approche de la grotte car quelque chose l’attire, et l’ombre vient après. Tu pourrais même jouer sur un bruit (qui justifierait qu’elle pense que c’est un ours). Pour renforcer la tension, en revanche, je te conseillerais de supprimer « Me dit cette personne en face de moi, le regard apeuré. » et même le « une voix qui m'est familière » car du coup le lecteur sait qu’il n’y a pas de danger du coup.
Exemple pour gagner en tension :
[…] je recule de plus en plus, de peur de faire face à un ours.
- Attention ! TU VAS TOMB...
Je sens mon pied déraper, c'est trop tard !
Ca garde un peu le suspens. Et dans l’urgence, ça crédibilise Clary qui n’a du coup pas le temps de reconnaître la voix et le visage dans sa chute.
La fin est bien aussi dans l’idée général : Clary se fait surprendre par quelque chose qu’elle n’a pas prévu, elle glisse et tombe dans l’eau.
Je pense qu’ici aussi tu pourrais gagner en tension car on sent qu’elle a peur, mais je trouve qu’il manquait (et c’est un avis absolument personnel) vraiment le sentiment d’urgence et de panique. Elle se débat et ses poumons se vident, mais logiquement, en essayant de respirer, elle avale de l’eau, et donc ses poumons devraient se remplir d’eau. Elle pourrait même perdre la notion de l’espace et ne plus savoir où se situe la surface et le fond de l’eau.
J’ai aussi trouvé la transition eau VS sortie de l’eau un peu brutale. On dirait que Clary (et moi en temps que lectrice du coup) n’a pas eu le temps de réaliser (ce qui est peut-être l’effet recherché donc encore une fois à prendre en compte seulement si intérêt), mais je pense que tu gagnerais en ajoutant une ou deux phrase qui fasse la transition entre ces deux parties importantes du moment. Par exemple, la fin avec « Je continue de nager jusqu'à épuisement », pourrait devenir quelques chose du genre « je rassemble mon courage, et bat des pieds et des mains jusqu’à l’épuisement. Enfin, j’atteins la surface et prend une inspiration bruyante. Je continue de nager jusqu’à la rive, me hisse hors de l’eau les muscles tremblant et m’immobilise » C’est n’est absolument pas travailler, mais on voit le personnage sortir de l’eau donc la transition est moins brutale que « elle tombe, risque de se noyer et sort de l’eau ».
Ensuite tu peux enchaîner sur un nouveau paragraphe avec, par exemple, avec « je laisse mes poumons se remplir de tout l’air possible, puis j’ouvre les yeux et découvre seulement qu’Orion me fait fasse ». Et là on comprend que c’était lui. Et puis tu pourrais même ajouter une sensation à ce qu’elle ressent quand Orion l’approche vu qu’elle ne supporte pas la proximité. Peut-être elle frissonne, elle a mal, elle est dégoutée. Ça peut être intéressant pour le lecteur de se rendre compte ce qu’elle ressent.
Et tu peux aussi, si tu le souhaites, conclure sur une réaction physique plus précise lorsqu’elle s’en va, elle peut tituber, sentir ses jambes trembler. Peut-être même tenter d’attraper son sac deux fois avant de réussir à le saisir. Ça renforcerait un peu la sensation du traumatisme qu’elle vient de vivre.
Voilà…, j’ai fini mon pavé ! J’espère que tout cela t’aidera, car le fond du chapitre est vraiment sympa. Bravo en tout cas, bien sûr, si quelque chose n’est pas clair, n’hésite pas à me le dire !
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Justine Gabet
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R. Greywind
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