Coucou Béryl, comme tu m’as pas mal aidé avec tes retours, je vais essayer de te rendre la pareille. Je désamorce d’entrée : j’ai aimé ton chapitre et ne souhaite que donner quelques conseils. Ne te sens jamais obligé de les appliquer. Mais avant d’en venir à là, je vais quand même dire ce que j’ai bien aimé dans la structure même de ton chapitre. Ben, la structure justement, en tant que telle. La progression est nette : d’abord un peu d’exposition, un déclencheur avec l’héritage et l’arrivée prochaine du festival.
L’enjeu principal (aider Aretha/préparer le festival et le concours) en découle naturellement. Donc, ça amène à un développement des personnages. (voir *) Donc, la tension émotionnelle (deuil/responsabilité) est à nouveau soulignée et le chapitre se termine par une touche de suspense (les voisins avec ± romance/la sonnette). Bref, le déroulé est très clair et fonctionne très bien. Mais (oui, tu l’attendais), quand on fait tout ça, il y a toujours un « mais ». Donc, mais, je pense qu’il y a un petit problème d’équilibrage sur la conflictualité interne et externe.
Pour mieux expliciter mon propos, je vais prendre la phrase pivot en exemple : « Je peux bien rester jusqu’au festival si ça peut t’aider, tatie. » Prise à part, elle fonctionne très bien, c’est un pivot, puisque les enjeux sont resitués après cette phrase. Mais il y a ces deux phrases : « Heu... j’hésite longuement à répondre. » puis immédiatement « Qui laisserait tomber sa seule famille dans le besoin… » Donc ça fonctionne, ça change les enjeux, mais l’hésitation est affirmée, elle n’est pas dramatisée.
Ça donne l’impression que le conflit interne est résolu aussi vite qu’il est arrivé. Et donc, qu’il n’y a ni alternative réelle, ni pression concrète. Je vais mieux expliquer : si son caractère avait posé des bases comme quoi elle avait prévu de faire X et que rien ne peut lui faire changer d’avis. Et qu’à la fin, elle se torture l’esprit et en vient à la conclusion qu’elle ne peut pas laisser tomber sa famille, pas après le décès de sa cousine, là, ça aurait été dramatisé. Tu vois ce que je veux dire ? Alors, évidemment, on peut faire un pivot sans drame.
Simplement, j’avoue que dans une phase de deuil, c’est ce que j’attends a priori, mais je suis peut-être le seul dans ce cas. Donc, évidemment, c’est à prendre avec beaucoup de pincettes. Je vais donner un autre exemple malgré tout. Parce qu’au moins, là, on est sûr que je chipote (puisque ça ne changerait pas grand-chose XD) « le festival de la noisette est dans onze jours », « Je suis une vraie catastrophe en cuisine » et « je ne sais pas cuisiner non plus ». Ce sont des phrases qui pourraient facilement amener du « conflit ».
Et par conflit j’entends « une pression » narrative, « une friction », donc plus d’immersion. Mais comme je dis, ici, j’ai pris le festival, car c’est l’un des enjeux soulignés, mais pas « dramatique » comme le décès et l’héritage. C’est du chipotage pour expliquer, mon propos. Donc, pour revenir à ces phrases, comme personne ne précise ce qu’elles risquent en échouant, qu’elles sont les conséquences réelles d’une réussite, qui ou quoi cela peut entraver de réussir ou de rater le concours, il n’y a pas beaucoup de tension dramatique.
Tout ça pour illustrer que le texte énonce des enjeux, sans les mettre en friction, sans opposition frontale, ou résistance ou conséquence immédiate. C’est un choix. Il peut se défendre, mais voilà, je voulais le noter (c’est mon amour de la mise en scène qui parle XD). Mais, j’ai des points techniques que je veux souligner aussi, qui eux, sont très bons. C’est maintenant le petite « * » ^^. Donc le développement des personnages ^^. J’ai peut-être oublié qui était qui depuis ma lecture du chapitre précédent, mais ce chapitre seul permet de les remettre facilement.
Merci d'avoir pris le temps de m'expliquer ton point de vue dans les détails. Oui oui, je vois ce que tu veux dire. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à ce problème que tu souligne:
1) C'est une réécriture, j'ai donc décidé que rester à Chestnut Cove serait temporaire.
2) Du coup, j'ai modifié des choses…sans tout enlever…ce qui peut donner en effet quelque chose de bizarre. Dans la prochaine réécriture, j'essayerai de rééquilibrer tout cela, soit en simplifiant, soit alors en développant le conflit (ça sera plus facile sans les 7000 caractères…sauf si c'est pour un prochain concours).
3) Mon héroïne devait donc hésiter, pour que ça fasse moins précipité, mais du coup j'ai laissé son côté où elle s'autoflagelle tout le temps.
49 commentaires
Steph.
-
Beryl L
-
Biscuit de Lu
-
Beryl L
-
LANAMYRAYLO
-
Anthony Dabsal
-
Anthony Dabsal
-
Beryl L
-
Anthony Dabsal
-
Anthony Dabsal
-
Anthony Dabsal
-
Anthony Dabsal
-
Anthony Dabsal
-
Beryl L
-