Ce chapitre m’a vraiment donné l’impression d’entrer dans l’intimité de Nora, comme si elle me prenait par la main pour me faire traverser ce moment charnière de sa vie. Le déménagement, qui pourrait être banal, devient ici chargé d’émotions contradictoires : le soulagement, la nostalgie, la résignation, et surtout une fatigue morale qu’on ressent presque physiquement. J’ai été touchée par la sincérité de la voix, par cet humour un peu amer qui sert clairement de bouclier, et par la manière dont les non-dits sont plus lourds que les mots, notamment dans les échanges avec Léo et Delphine. La scène à la crêperie est particulièrement marquante : elle met mal à l’aise, elle fait monter une colère silencieuse chez le lecteur, et elle donne très envie de comprendre ce qui est arrivé à Nora pour qu’elle soit regardée ainsi. On sent une grande solitude malgré la présence des amis, et cette impression de chute, de perte de statut, est amenée avec beaucoup de justesse sans jamais être appuyée. En refermant ce chapitre, on ressent à la fois de l’empathie, de la tristesse et une vraie curiosité pour la suite. Comme piste d’amélioration, le texte gagnerait peut-être à être un peu plus aéré comme espacer certains passages, couper légèrement les blocs de narration permettrait de donner plus de respiration au lecteur et de renforcer encore l’impact émotionnel de certaines scènes déjà très fortes… et désolée pour ce long pavé que je te sert 😅
Evy Reeves
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Il y a 12 heures
Merci mille fois d’avoir pris le temps de me faire ce retour, ne t’excuse surtout pas au contraire ! 😁
Il est vrai que j’ai essayé de respecter une mise en forme conforme aux romans « classiques » papier mais ça mériterait ici d’être plus aéré !
4 commentaires
sya B
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Il y a 13 heures
Evy Reeves
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Il y a 12 heures
Alix Borodine
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Il y a 16 heures
Evy Reeves
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Il y a 16 heures