Cette suite m’a plongée encore plus profondément dans la solitude et la vulnérabilité de la narratrice, et c’est précisément ce qui la rend très touchante. On sent le vide qui s’installe après le départ des amis, ce moment très réel où l’agitation retombe et où il ne reste que soi, face à ses pensées et à ses pertes. Les détails du quotidien (le bureau monté seule, la boîte mail, les cartons encore fermés) renforcent cette impression de fatigue émotionnelle et donnent au texte une authenticité forte. J’ai ressenti beaucoup d’empathie dans la manière dont elle observe la réussite intacte de Delphine sans jalousie, mais avec cette blessure silencieuse qui ne se dit pas à voix haute. Le passage sur les mails haineux est particulièrement marquant : il est à la fois dur, lucide et presque cyniquement drôle, ce qui accentue le malaise et montre bien comment l’humour devient un mécanisme de survie. L’arrivée du mail de partenariat fonctionne très bien narrativement : on passe du découragement à une forme d’espoir trouble, immédiatement teinté de méfiance, ce qui crée une vraie tension et donne envie de tourner la page pour savoir si elle va accepter ou non. On sent que quelque chose se met en place, peut-être une opportunité, peut-être un piège, et cette ambiguïté est très efficace. Dans l’ensemble, cette suite renforce l’attachement au personnage et installe une attente très claire pour la suite.
Evy Reeves
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Il y a 11 heures
Merci encore pour tes retours exhaustifs et constructifs !! Ravie que ça te plaise et bonne lecture pour la suite !
2 commentaires
sya B
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Il y a 13 heures
Evy Reeves
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Il y a 11 heures