Ce chapitre m’a procuré une sensation immédiate d’oppression et de danger, comme si j’étais enfermée moi aussi dans ce transport blindé, incapable de fuir. La chaleur, la poussière, le silence et les menottes créent une immersion très forte dès les premières lignes, et l’atmosphère ne cesse de s’alourdir jusqu’à devenir presque suffocante. J’ai ressenti une peur sourde, progressive, pas une peur spectaculaire mais une angoisse froide, administrative, presque inhumaine, renforcée par l’absence d’explications et par le caractère autonome du véhicule. La découverte de KARA est particulièrement marquante : le gouffre, le drapeau noir, les gardiens sans visage donnent une impression de cauchemar dystopique, comme si toute notion de loi ou de morale avait été effacée. Le contraste entre le passé banal du narrateur et la violence de sa situation actuelle est très efficace émotionnellement et crée une injustice qui révolte le lecteur. La scène de l’énumération des crimes et des condamnations est glaçante ,elle écrase toute individualité et installe une fatalité brutale, surtout lorsqu’on comprend que le narrateur n’a rien à faire parmi ces criminels endurcis. La phrase finale, « Ici, personne n’a de droits », agit comme un couperet et donne immédiatement envie de continuer tant elle pose un cadre terrifiant et intrigant…
Ska
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Il y a 6 heures
J'aime beaucoup ce début, très prometteur. Hâte d'en découvrir plus :)
2 commentaires
sya B
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Il y a 3 heures
Ska
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Il y a 6 heures