En effet, malgré les forces de ce chapitre, il y a quelques informations qui sont répétées et ça peut vite devenir redondant. La description est un peu longue aussi, mais c'est un détail, parce que sinon niveau atmosphère le mystère est bien installé
Anesidora m’intrigue de plus en plus ! On comprend qu’elle sait parfaitement qui est l’héroïne et ce qui lui est arrivé, mais elle distille les informations au compte-gouttes, ce qui donne forcément envie d’avoir les réponses
Le chapitre installe bien Anesidora comme figure de gardienne du secret : elle attend l’héroïne, sait manifestement qui elle est, refuse de lui répondre et semble liée à quelque chose de beaucoup plus ancien que leur simple rencontre. Le symbole du serpent à la fin est une bonne idée parce qu’il donne enfin un élément concret à rattacher à ce mystère.
En revanche, éditorialement, je trouve que le chapitre tourne longtemps autour de la même information : Anesidora sait des choses mais ne peut pas les dire. Elle le dit dès le premier paragraphe, puis à nouveau lorsqu’on lui demande pourquoi elle l’a recueillie, puis qui est l’héroïne, puis qui elle-même est. À force, le mystère stagne au lieu de progresser. Il faudrait qu’au moins une réponse apporte une vraie pièce nouvelle au puzzle.
Je trouve aussi la description d’Anesidora très longue avant que la scène ne démarre réellement. Cheveux, rides, yeux, nez, lèvres, silhouette, mains, vêtements, impression intemporelle… beaucoup d’éléments pourraient être intégrés dans l’action ou réduits de moitié. Là, on a presque une fiche physique avant le dialogue.
Il y a également une petite confusion structurelle : l’héroïne annonce « trois questions seulement », puis le texte dit encore « ma deuxième question » et « il me restait une dernière question » alors que plusieurs questions supplémentaires ont déjà été posées. Ça donne l’impression que la scène a été développée sans réajuster ce cadre initial.
Enfin, les réponses d’Anesidora sont souvent très belles, mais parfois trop systématiquement sentencieuses : « certaines vérités… », « certaines absences… », « certaines maisons… ». Une ou deux formules marquent ; répétées, elles donnent un peu l’impression qu’elle parle uniquement en maximes mystérieuses.
Pour moi, le vrai axe serait donc : moins de description et moins de réponses évasives, mais une révélation concrète supplémentaire. Le serpent final fonctionne justement parce qu’il offre quelque chose de tangible ; j’en voudrais davantage dans le chapitre.
Merci beaucoup pour votre attention, je sais qu'il faut que je réduise ma description, pourtant elle fait partie de ma manière d'écrire. J'espère que malgré cela la suite vous plaira. De plus, vous avez évoqué le mystère, il est clair qu'il mérite d'être résolu cependant je préfère que celui ci ne le soit pas trop rapidement.(Pour correspondre à l'intrigue de l'histoire) Bonne lecture...✨
@EMY.234
— Je comprends. Et je ne pensais pas du tout à résoudre le mystère aussi tôt, au contraire ! C’était plutôt l’idée de glisser une toute petite pièce nouvelle dans le puzzle, même si elle soulève encore plus de questions, pour avoir la sensation d’avancer avec l’héroïne. Pour les descriptions, si c’est ta patte, évidemment il faut la garder. C’est juste qu’ici j’ai trouvé le début un peu long avant d’entrer vraiment dans l’échange. Je poursuivrai avec plaisir.
6 commentaires
Dystopia_Girl
-
Virginie Roekens
-
AB Wood
-
EMY.234
-
AB Wood
-
EMY.234
-