Forum Tu as inventé un univers ? Parlons !
Zhilla
Oh je souviens de cet apsect de ton univers ! J'avais adoré ! Le fait qu'elles aient des aiguilles pour faire le job : simple mais efficace !
R. Greywind
🤩🤩🤩
Zhilla
d'ailleurs tu en es où de ce projet ? (la question est 100% interessée, le récit m'avait trop hypé)
R. Greywind
J'ai une réécriture de planifiée selon le retour que j'ai eu de l'équipe donc je suis hyper enthousiaste ! mais... pour le moment je suis assez impliquée dans la rédaction du "Cavalier Sans Tête" pour le concours d'automne sur lequel je m'éclate car j'écris pour la première fois à la première personne et beaucoup d'humour et de légerté comparé à ce que j'ai fait précédemment :D
Zhilla
Tiens moi au courant alors !
Je voulais aussi passer sur ton nouveau roman ! Moi je participe pas, je voulais finir d'autres projets non achevé entre temps.
Anthony Dabsal
C'est finalement assez complexe, je trouve, de parler du world building. Non, ce n'est pas ça. C'est plutôt trouver une idée dont je serais particulièrement fier. Je pense que chacune de mes idées de world building ont déjà leur pendant quelque part. Je ne suis pas certain d'avoir eu vraiment d'idée originale. J'espère seulement que mon originalité vient dans l'agencement de "brique" déjà préexistente dans la culture populaire.
Par exemple : la nécromancie qui permet de parler aux morts, je ne l'ai pas inventé. Utiliser la magie comme système judiciaire non plus. Utiliser la nécromancie comme fondement régalien de la géopolitique mondiale, peut-être (et je n'en suis pas certain) que c'est "plus original".
Bref, je m'enfonce. Vu que tu souhaitais nous parler d'un élément dont tu es le plus fier / la plus fière, je suis curieux maintenant de savoir de quoi il en retourne :-D
Zhilla
Je post vite, parce que faut que j'aille bosser mais juste pour te répondre : pour moi l'originalité c'est pas forcément un truc neuf, jamais vu. Ce qui fait que je vais accrocher c'est comme ce truc apporte de la cohérence et de la texture à un univers. Quand l'élément est pas juste posé là, mais qu'il a sa place logique dans le monde qui l'abrite.
Le fait que ça participe à l'immersion, donne des scènes qui sont cohérentes tout ça.
La nécromancie par exemple, ok ça existe déjà, mais les règles de cette magie elle peuvent varier d'un univers à l'autre. Ou même : pourquoi dans ton univers c'est une magie qui est glorifiée alors que dans un autre elle sera vu comme malsaine ?
C'est aussi ça qui donne de la profondeur à un concept : son ancrage.
(je reviens plus tard pour vous présenter mon concept, des bisous ! je file)
In Memoriam Pazuzu
Je suis pas d'accord Anthony. Des idées originales, tu en as.. Alors, oui, beaucoup d'idées ou de concept ont déjà été établis, vus et revus, et tout à peut-être déjà été fait, mais jamais dans les univers que tu as proposés, je n'ai senti d'aspect de réchauffé, de fan-fiction diluée, ou d'hommage non-assumé. Tu as toujours su trouver un angle différent de ceux attendus ou déjà vus. Tu innoves sur beaucoup de points, depuis le champ lexical, jusqu'à la longueur de tes manuscrits, pour la forme et de la psychologie de tes personnages jusqu'au développement de l'intrigue pour ce qui est du fond.
Alors je sais ce que tu vas me dire "arrête Pazuzu, tu m'as pas beaucoup lu". Oui, sans doute. Mais j'ai souvenir du 8P, du Réveil du Marionnettiste et de Oria (qui est le seul que j'ai lu en entier, mais dont je suis plus certain du nom, la honte), et chaque fois, c'est surprenant et novateur à mon sens. (PS: j'ai aussi lu 8P en entier, ça va de soi)
Anthony Dabsal
8P, forcément XD
On l'a coécrit avec le reste du CUL XD
C.Lorne
Perso, il y a un concept dans Je suis morte mais je vais bien dont je suis plutôt fière : j’ai construit tout mon roman sur la condition des âmes pour pouvoir passer de l’autre côté : les morts doivent absorber l’amour de leur proches pour pouvoir partir . Seulement mon héroïne est une âme ouverte . Elle absorbe aussi leur douleur, leur colère et leur culpabilité, ce qui compromet son départ. Et si elle ne part pas, elle met en danger ses proches. J’ignore si ce concept a déjà été exploité, mais c’est un des éléments qui soutient toute mon histoire.
Zhilla
Oh grave intéressant comme idée en effet ! J'ai hâte de découvrir ce que ça donne dans le livre ! La sortie est prévu pour quand ? Il me semble que cette histoire a fini première au concours ?
C.Lorne
La sortie est prévue pour l’année prochaine…
Zhilla
trop bien ! Je serais des lectrices ! D'ailleurs tu sais s'il aura une version E.book ?
C.Lorne
A ce jour j’en ai aucune idée 🤷♂️
Zhilla
Pour vous parler d’un des aspects que j’aime dans un de mes univers, je dirais que c’est pour la nouvelle que j’ai écrit : les murmures du doute. Bon ce que je vais dire ici est un gros spoil, mais on s’en fiche. (de toute façon le texte n’est plus publié sur Fyctia XD)
Dans cet univers, les dieux ont chacun un domaine d’action et un peuple qui leur est affilié.
Il y a donc Mohoro, (le dieu oiseau) le dieu de la mort et peuple : les Khorleaux (en ref aux « corbeaux » dans notre univers).
Quand j’ai imaginé ce peuple, je me suis demandé comment les Khorleaux percevaient la mort. Dans cet univers les peuples adorent leur dieu et ont un profond respect pour la fonction dont leur divinité s’occupe. Cela ne me semblait pas logique qu’ils craignent la mort.
Et c’est là qu’un ami m’a soufflé une idée que j’ai trouvé géniale : et si les Khorleaux avaient une tradition au cours de laquelle ils se suicident pour rejoindre leur dieu ?
J’ai adoré l’idée et je l’ai étoffé.
-Mohoro, aurait offert aux Khorleaux la jeunesse immortelle., ainsi les Khorleaux, une fois la maturité atteinte, cessent de vieillir. Résultat : comme font-ils pour savoir l’âge des autres ? Grâce à leur « collier d’étape », un collier que chaque Khorleau porte où il ajoute une perle à chaque année. Quand ils arrivent à leur 200ème perles, ils doivent suivre « La Voie, pour pourvoir faire leur « Envol ». Un pèlerinage sur le mont Iscidue (mot inventé à partir des lettres du mon Suicide), je vous passe les autres étapes de cette tradition, mais à la fin ; en haut de la montagne il y a un cratère géant dans lequel ils se jettent.
Et donc, littéralement : ils s’offrent à leur Mohoro. Le dieu de la mort étant le porteur du monde des morts, les Khorleaux savent qu’une fois mort, leur âme devient l’une des plumes qui couvre le corps du dieu et partage pour l’éternité son vol, d’où le nom de la tradition. : l’Envol.
Je trouvais l’image super belle. Leur dieu leur offre une vie potentiellement infinie mais eux s’offrent à lui .
R. Greywind
Je trouve fascinant comme une idée soufflée peut se transformer en un concept aussi élaboré ! Et j'adore justement ce genre de concept. L'imagination n'est finalement aucune limite, en dehors de celle qu'on s'impose à nous-même.
Pour avoir lu le début de "sang-perdu et dieu déchu", de toute manière, je n'ai jamais douté sur ta capacité à développer un monde imaginaire.
Est-ce que tu comptes publier cette nouvelle sur fyctia ? si oui, fais-moi signe! Je passerai volontiers !
Zhilla
Avant tout je suis en pleine réécriture de Sang-perdu et Dieu déchu.
Mais je pourrais republier la version finale des murmures du doute. Je dois juste prendre le temps de le faire ^^
R. Greywind
Alors fais signe quand ce sera le cas ! Je suis vraiment curieuse :)
C.Lorne
C’est intéressant car l’idée de base : les dieux ont chacun un peuple à leurs charge. Me fait penser au livre de Bernard Werber « nous les dieux » où des dieux en devenir doivent s’occuper d’un peuple et le faire évoluer, mais malgré ce point commun, tu crées un univers tout à fait original avec la tradition des Khorleaux pour leur dieu. Comme quoi une idée de base commune peut avoir mille directions possibles pour rendre un récit singulier.
Nicolas Orios
Pour le roman que tu peux retrouver pour Once upon a fall (When the lightning strikes), il y a bien évidemment une question de destin avec le fameux mythe du fil rouge, mais aussi des éclairs très étranges. Mais il y a surtout des sorciers. Ma protagoniste est par exemple une créature de l'automne tandis que son père est une créature de l'hiver. Et je dirai enfin qu'il y a des loups très sympas ^^
Sinon j'ai une romantasy en cours et alors là... Bonjour le bordel ! J'ai inventé une langue, des timelines qui n'en finissent plus, un monde entier, un système de magie, des créatures, bref...
✦ 𝔑𝔦𝔠𝔬𝔩𝔞𝔰 𝔒𝔯𝔦𝔬𝔰 ✦
Zhilla
et tu pourrais nous en dévoiler un peu plus sur ton système de magie par exemple ? Je suis curieuse ^^
Nicolas Orios
Les elfes peuvent mettre un truc que j'ai appelé ȧɱɨƙȧ qui est une sorte d'intention dans les mots. Et ça donne la magie. Par exemple les elfes sont magiques tout court puisqu'ils ne naissent pas simplement par rapport sexuel mais il faut cette intention. Sinon c'est quasiment aussi simple, le plus dur était dans la création de la langue avec des concepts magiques, des associations d'idées etc pour formuler les phrases qui donnent vie à la magie ^^
Zhilla
ȧɱɨƙȧ ça se prononce comment du coup ? C'est grave intéressant comme concept !
Nicolas Orios
Euh je le vois un peu comme on le prononcerait en français pour le coup ^^
Miskail
Hello ! Alors je vais parler d'un de mes anciens textes publié sur fyctia, intitulé GOETIE, dont je suis assez satisfait du world building. Pour résumé sans tout spoiler^^, les inspirations de base sont clairement les HELLBOY de Del Toro, dans le sens ou dans un monde qui est tout comme le nôtre se cache en fait tout un univers de fantasy, avec elfes, orcs, des livres qui parlent, ect. Sauf que je ne voulais pas qu'ils aient une apparence "classique", si je puis dire.
Je vais prendre l'exemple des elfes, qui sont l'une des premières rencontres "surnaturelles" de l'histoire. Oui, ils vivent dans des "arbres" et oui ils ont de grandes oreilles. Mais d'autres aspectes changent quelque peu^^. Voici l'extrait où mes héroïnes débarquent dans leur ville, je pense que ça sera plus parlant :
"Kylie tourne plusieurs fois sur elle-même pour admirer le panorama, à moi aussi il fait toujours son petit effet. Le plafond se perd à des dizaines de mètres de haut, entièrement fait de fer rouge et de volutes de verre carmin, dans un style très néo-gothique. Des passerelles en dentelle d’acier oxydé s’entrecoupent à toutes les hauteurs, reliant une myriade d’arbres gigantesques stylisés, tous de boulons et de chevilles vermillon. Le paysage n’est que poutrelles, chaînes et supports ajourés, version incarnat du rêve de Eiffel. Et il grouille d’une vie que ma petite protégée ne devait imaginer ainsi. Des peaux extrêmement pâles, des habits à dominance de jaspe rouge très près du corps et des modifications corporelles à faire mourir d’envie un métalleux.
— C’est incroyable, murmure-t-elle fascinée.
Les Elfes nous lancent des regards à peine curieux à mesure que nous progressons dans l’allée principale. Kylie ne tremble même pas, au contraire elle ne cesse de pousser des soupirs admiratifs. Décidemment elle me surprend continuellement.
— On cherche quelqu’un ?
— Une amie. C’est plus ou moins elle qui gère ce domaine. Amatrice de cuir et de clous.
— Pas évident à trouver, tout le monde ici a le look sado-maso.
— D’où tu connais ce terme, jeune fille ?
— J’ai lu des chroniques sur Wattpad.
— Je vois…
Nous sommes interrompues au pied de l’un des grands végétaux d’acier par un grincement de mécanisme. Une ancre de fort belle taille descend lentement jusqu’à s’immobiliser au ras du sol. Juchée sur elle, une demoiselle d’à peu près ma taille nous toise d’un air goguenard. Pale comme une porcelaine, sa peau semble refléter la lumière ambiante. Sa tenue est un entrelac complexe de lanières rougeoyantes qui laissent assez peu de place à l’imagination, le pouce de la main gauche glissé dans une ceinture de maillons écarlates. Plusieurs chaînes dorées partent d’une espèce d’anneau au nombril, longent le torse pour s’arrimer à divers endroits dans le dos, derrière la chevelure d’un noir d’encre tombant jusqu’à la pliure des genoux. Ses iris teinte de ténèbres ne laissent pas deviner qui de nous deux elle regarde. De la même façon que pour son corps, des chainettes d’or clouées sur sa voûte nasale suivent les lignes de son menton et sa pommette pour s’accrocher tout le long de son oreille droite dont la pointe émerge largement d’entre les cheveux. La joue gauche elle ne compte bizarrement qu’une longue cicatrice en Y étirée entre l’œil et la gorge.
— Soyez les bienvenues à Rihük-Kahr, sanctuaire des Elfes de Fer. Mon paiement ?
Je lui jette une pièce d’obsidienne polie piochée dans ma bourse.
— Tu pourrais quand même me faire crédit, depuis le temps !
— Les affaires sont les affaires, s’amuse-t-elle d’une voix d’outre-tombe.
Elle bondit de son perchoir, les monstrueuses semelles métalliques de ses chaussures compensées claquant sur le plancher d’acier. L’ongle pointu de sa senestre vient recoiffer ma dreadlocks rebelle.
— Tu ne changes décidemment pas, sorcière..."
Zhilla
oh wouah en effet c'est extra ! J'adore l'idée d'elfe de fer ! Et leur lieu de vie ? il est hyper bien décrit ! Pourtant je suis nulle pour visualiser les décors, mais là j'ai tout de suite vu ce que tu décrivais. La référence à Effel marche super bien pour le coup. Et leur look a l'air d'envoyer du lourd ! J'adore !
Sklae D'Aether
Hum pour ma saga SF, c'est vraiment compliqué de choisir quel est élément de worldbuilding dont je suis le plus fière. Surtout sans spoil. Je dirai que j'aime surtout le fait que ce soit en entonnoir. C'est à dire que tu commence l'histoire pour suivre ma prota qui va tenter de survivre et de revenir vers son mari et son fils, mais plus tu avances dans ta lecture, plus tu te rends compte que c'est infiniment plus complexe que juste survivre et que ça va bien plus loin que ce que l'on s'imagine de prime abord.
Charlyne Petit
Pour Deathbound, je dirais que l’aspect dont je suis la plus fière est la place de la mort dans mon univers.
Dans l’un de mes royaumes, Everfall, plusieurs espèces que l’on associerait normalement aux monstres peuplent le territoire, mais elles ont toutes quelque chose en commun : elles ne peuvent pas mourir naturellement. Elles peuvent être blessées, souffrir, avoir des os brisés… mais la mort, telle qu’on la connaît, n’existe tout simplement pas pour elles.
Du coup, ça m’a permis de réfléchir à plein de choses auxquelles je n’avais même pas pensé au début 😭 Par exemple, il n’existe pas vraiment de rites funéraires établis, puisque personne n’a jamais eu besoin d’en créer. La mort n’est pas seulement rare ou taboue : elle est presque incompréhensible.
Et forcément, quand des habitants commencent malgré tout à mourir sans blessure, sans maladie et sans aucune cause apparente, tout leur fonctionnement se retrouve bouleversé.
C’est un élément que j’aime beaucoup parce qu’au départ il ressemble surtout à une règle de l’univers, alors qu’en réalité il soutient une grosse partie de l’intrigue 👀
Zhilla
ah ouais en effet c'est hyper intéressant ! Ca me fait penser à l'inverse d'une histoire que j'avais lu ou justement la mort "disparait" qui s'appelle "Nous regrettons la mort"
Bref, ton idée de faire découvrir la mort à tes personnages, c'est une super idée! Par contre vla l'angoisse pour eux...
Hello,
Je te comprends, j'adore découvrir les règles qui régissent les univers de fantasy (créatures, règles, objets, etc.). Plus c'est original plus j'accroche.
Pour ma part, dans "Les Louves et le Coyote" seuls les Tisseurs peuvent recoudre le Voile qui sépare le monde des Esprits de celui des Vivants, grâce à des aiguilles de combat.
Et évidemment que je veux connaître le tien!