Félicitations à Saphir Vance, qui remporte la roue de la semaine dernière avec le tirage drame, loup-garou, bateau.
Je suis seul sur le bateau depuis trois jours.
La lune grossit chaque nuit, et mon corps avec elle. Ce soir, mes ongles fendent le bois de la barre. Je goûte le sang avant même d'avoir mordu quoi que ce soit.
J'ai quitté le port pour les protéger. Eux. Ceux qui croyaient encore que je pouvais guérir, que l'amour suffirait à calmer la bête. Un loup-garou n'a pas le droit d'aimer, ce monde ne m'appartiens pas.. Alors j'ai pris la mer, persuadé que l'eau salée changerait quelque chose.
Mais la mer ne change rien. Elle n'absout personne. Elle ne fait que porter ce que l'on fuit.
Quand la transformation arrive, je m'effondre sur le pont mouillé. Mes pensées restent humaines une seconde de trop — assez pour comprendre que je ne reverrai pas le matin. Assez pour regretter d'avoir cru qu'un bateau pouvait sauver qui que ce soit.
Je hurle.
Le son part vers une côte trop loin, trop claire, trop vivante pour moi.
Et dans ce hurlement, je reconnais encore mon prénom… avant qu'il ne disparaisse pour de bon.
J'ai découvert Fyctia seulement mercredi dernier et j'ai trouvé cette roue de l'écriture très amusante même si je ne connais pas tout les genre d'écriture ( je suis une vieille, lol) Alors, je participe pour cette semaine car j'aime beaucoup jouer et surtout me challanger...Laissons le harsard décider de mon sort...
Félicitations à Saphir Vance, qui remporte la roue de la semaine dernière avec le tirage drame, loup-garou, bateau.
Je suis seul sur le bateau depuis trois jours.
La lune grossit chaque nuit, et mon corps avec elle. Ce soir, mes ongles fendent le bois de la barre. Je goûte le sang avant même d'avoir mordu quoi que ce soit.
J'ai quitté le port pour les protéger. Eux. Ceux qui croyaient encore que je pouvais guérir, que l'amour suffirait à calmer la bête. Un loup-garou n'a pas le droit d'aimer, ce monde ne m'appartiens pas.. Alors j'ai pris la mer, persuadé que l'eau salée changerait quelque chose.
Mais la mer ne change rien. Elle n'absout personne. Elle ne fait que porter ce que l'on fuit.
Quand la transformation arrive, je m'effondre sur le pont mouillé. Mes pensées restent humaines une seconde de trop — assez pour comprendre que je ne reverrai pas le matin. Assez pour regretter d'avoir cru qu'un bateau pouvait sauver qui que ce soit.
Je hurle.
Le son part vers une côte trop loin, trop claire, trop vivante pour moi.
Et dans ce hurlement, je reconnais encore mon prénom… avant qu'il ne disparaisse pour de bon.