Anthony Dabsal Troisième comète VII – 2 - 1/2 – Erreur

VII – 2 - 1/2 – Erreur

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13 commentaires

Steph.

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Il y a un mois

Quelque chose me dit qu'elles vont regretter de pas avoir pris à droite 😆

Anthony Dabsal

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Il y a un mois

Porphyrelaya avait donc raison ? ^^ MWahahaha XD

mikewouiche

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Il y a un mois

Et franchement, si ton pire défaut c’est de trop en faire, c’est que t’es déjà du bon côté des choses 😉

Anthony Dabsal

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Il y a un mois

Oui, je comprends ce que tu veux dire. Je suis peut-être un peu dans l'excès. Après, est-ce que tu penses que le problème vient d’un déséquilibre entre la diégèse perceptive et la latence actantielle du hors-champ symbolique (les références aux comètes, tout ça) ? J’ai hésité à renforcer la non-coïncidence des focalisations (en restant plus présent dans les décors et moins sur les humains), mais j’avais peur de casser la porosité du dispositif…

mikewouiche

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Il y a un mois

Anthony, ta réponse est presque trop propre. On sent la maîtrise, les concepts bien rangés — mimésis, diégésis, focalisation — comme des outils alignés sur une table de montage. C’est précisément là, je crois, que quelque chose se joue. Ce qui m’a empêché de ressentir une hostilité pleine, franche, presque physique, c’est cette conscience trop visible du dispositif. On voit encore la main qui cadre. Or, l’hostilité, la vraie, ne se pense pas : elle déborde. Elle n’est pas un effet recherché, elle est une conséquence qui échappe. Chez toi, elle affleure — mais elle reste tenue. Comme si le texte refusait, au dernier moment, de salir ses propres contours. Il y a une élégance, presque une politesse. Et l’hostilité, elle, n’est jamais polie. Pour ce qui “rampe”, c’est plus diffus. Une sensation, pas un élément précis. Quelque chose dans le rythme, dans les interstices entre les scènes. Pas dans ce que tu montres, mais dans ce que tu laisses respirer — ou plutôt, ce que tu empêches encore d’étouffer complètement. Ça manque peut-être d’un point de rupture. D’un moment où le texte cesse d’être un film… pour devenir une expérience légèrement désagréable. Où le lecteur ne regarde plus : il subit. Mais attention — c’est déjà là, en germe. Et c’est sans doute le plus frustrant : on sent que tu pourrais aller plus loin. Beaucoup plus loin. En tout cas, ton intention est claire. Et surtout, elle est tenue. C’est rare.

Anthony Dabsal

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Il y a un mois

Oh non ! 😱 On sent tant que ça la direction du regard, toute la construction et organisation de l’action dramatique, ainsi que toute la narration scénique ? 🥹 J'en étais sûr, j'ai encore fait comme dans Surprise ! J'ai encore une fois totalement foiré la narration hétérodiégétique à focalisation variable et glissante. C'était sûr ! À tous les coups ça doit encore faire du head hopping à tout va... 😖 En plus... moi qui voulait que l'hostilité du décor se fasse sentir dans une scène où le point culminant est une trépidante discussion pour savoir s'il faut tourner à gauche ou à droite. Maintenant que j'ai du recul, je vois tellement à quel point ça doit paraître forcé. Toute la gestuelle, tous les éléments visuels, tout ce temps, encore une fois, pour rien... 😩🤧 Je crois que je vais devoir reprendre des narrations plus serrées et moins ambicieuses 😭. Si ça se sent tant que ça que je pourrais aller plus loin, là, dans un scène de temporisation post-porsuite... 🤬 Désolé pour le pavé, je râle, je râle. Et j'oublie de te remercier ! Je vois maintenant toute l'étendue du travail qu'il me reste à faire. Merci encore 草

mikewouiche

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Il y a un mois

Ça fonctionne bien, il y a une vraie matière. On sent le lieu avant de le comprendre, et ça, c’est toujours bon signe. J’aime ce côté un peu organique du décor, presque hostile, qui colle aux corps. Les petits décalages entre les personnages apportent une légèreté bienvenue sans casser la tension. L’ensemble tient bien : c’est immersif, un peu étouffant, et ça installe quelque chose qui rampe doucement sans encore se montrer.

Anthony Dabsal

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Il y a un mois

Salut, merci pour ce retour très dithyrambique, ça me touche. Alors, en effet, j'essaie de choisir avec soin le cadre narratif, la focalisation et donc l'orientation du point de vue, en somme, la monstration, et donc qu'est-ce qui doit passer par une mimésis ou une diégésis. Mon intention derrière est de faire des scènes liées entre elles par un thème central (généralement représenté par le titre du chapitre, ici "erreur"), qui formerait "une sorte de film" afin de pousser encore davantage l'aspect cinématographique. Et je constate avec joie que mon intention semble, au moins en partie, avoir fonctionné avec toi. Je dis en partie, puisque tu mentionnes "presque hostile". Je me demandais dès lors qu'est-ce qui t'empêches de sentir une vraie "hostilité" ? Cela m'aiderait beaucoup pour la réécriture. Une deuxième chose, tu mentionnes également "quelque chose qui rampe", mais je t'avouerais ne pas avoir compris où tu voulais en venir :-S. En tout cas, merci encore pour ton retour. Et bonne chance pour le concours. :-D