Tréala aurait pu, par exemple, demander comment elle le sait, y est-elle allée ? Bref, chercher à en apprendre davantage. Cela donne corps au personnage secondaire (on apprendrait si elle plus aventureuse que studieuse, ou alors confirmer qu’elle est studieuse +++). Le second : Après le duel avec la blonde. Le dialogue qui commence enfin est coupé. La blonde s’en va, alors que pour une fois Tréala acceptait de répondre. Ça rend de suite le conflit à venir entre les deux (la haine) et sa résolution (la sororité) moins évident.
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
Ce qui montre, ici, un soucis de hiérarchisation : un excédent de descriptions vs peu de dialogue. Pour les descriptions, déjà, je dois dire que j’aime les descriptions, j’aime les phrases longues. Mais j’ai remarqué que Tréala a tendance à beaucoup expliquer dans ces descriptions. Je vais donner deux exemples où elle explique des évidences : le bruit d’un talon contre un pot, qui vacille ensuite. Et quand elle explique le concept de quelqu’un de « solide ». Mais ce ne sont pas les deux seules fois du roman.
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
J’ai seulement surligné les plus marquants, mais c’est présent très souvent. Or, comparer avec une multiplicité d’images, donner tout un tas de métaphore, non seulement ça m’empêche (moi personnellement, c’est peut-être pas le cas pour tout le monde) d’imaginer les lieux correctement, mais ce qui est plus probable, c’est que ça la rend plus distante vis-à-vis du monde qui l’entoure. Attention, je comprends parfaitement qu’elle est dans l’analyse, la distance calculée. Et c’est très bien.
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
Mais (oui, encore là, ce « mais » XD), j’ai tout de même parfois l’impression qu’elle ne fait que commenter le monde, sans le vivre. Tu vois ce que je veux dire ? Bref, pour l’anecdote, j’espérais au fond de moi que la blonde lui arrache le bras dans le duel XD. Pas par cruauté envers elle, ni par antipathie profonde. Non, seulement pour qu’elle commence à vivre quelque chose de concret. Elle a, je trouve, tendance à faire des descriptions WTF. Enfin, surtout une : celle où elle explique ce qu’il n’y a pas (pas de vitraux : je ne sais plus où, par contre).
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
Mais je me suis demandé « qui décrit ce qu’il n’y a pas dans un endroit ? ». J’avoue quand même que ça m’a fait sourire, je voulais donc le partager. Ceci met donc en lumière, ce qui, à mon sens, est le vrai problème de hiérarchisation : « trop de description vs action/dialogue ». Je me trompe peut-être, mais en coupant toutes les explications d’évidence, en allégeant les redites (comme les mains gantées XD), en coupant les passages qui n’apportent pas à l’intrigue (comme le fait de ranger ses affaires dans sa chambre, par exemple),
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
ça réglerait de fait une grande partie de ces problèmes de « hiérarchisation ». C’est en somme à peu près tout sur la hiérarchisation. Et comme indiqué plus haut, ça paraît beaucoup, mais ce n’est pas tant que ça. J’ai par contre repéré, si j’ai bien interprété, quelques petites incohérences et deux glissements de focalisations : D’abord la position de la bibliothèque : elle dit qu’il faut traverser les jardins, y va, espionne la conversation entre la blonde et le mec qui regarde le bassin, se fait cramer, frappe le pot et fait demi-tour,
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
mais parvient quand même à regagner la bibliothèque. Soit elle a fait un gros détour, mais comme il me semble que ce n’est pas précisé, j’ai trouvé ça un peu bizarre. Deuxièmement, dans la bibliothèque, elle décrit le dessin de la rouquine comme étant à l’encre, puis ça devient du charbon dans la suite de la scène. Est-ce que c’est un autre dessin ? Le même ? Bref, j’ai trouvé ça aussi un peu bizarre. Troisièmement : la malle. Une malle c’est gros, très gros même. Et, pendant un moment, elle la porte à l’épaule.
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
Maintenant, le premier glissement de focalisation (il arrive plusieurs fois, en fait) : on est dans sa tête, littéralement dans ses pensées. Or, parfois elle dit qu’elle pense, mais on ne sait pas ce qu’elle pense. C’est un glissement vers une focalisation externe et, sans une raison diégétique béton, c’est considéré par les éditeurs comme une erreur. Le second glissement, lui, va vers une omniscience non diégétique : parfois elle sait des choses qu’elle ne devrait pas pouvoir savoir. Comme le caractère de quelqu’un qu’elle vient de rencontrer,
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
le soin que la rouquine apporte à son carnet (qui pourrait tout aussi bien être neuf). Bref, ça aussi, les éditeurs le caractérisent, sans raison diégétique (comme un pouvoir de lire les pensées), comme une erreur. Bref, ça fait une sacré tartine, mais j’ai pensé que chercher les pistes d’amélioration était plus important que de simplement souligner les points forts, parce qu’il y en a. Mais je ne vais pas les développer outre mesure. Mais je vais quand même les lister :-D Donc maintenant, passons aux points forts :
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
le pitch qui vend une histoire vraiment prenante. Par conséquent, le scénario, qui mine de rien, est très intéressant. La grammaire est très propre (je n’ai quasi pas remarqué d’erreur, sauf concernant certaines phrases longues qui ne respectent pas les règles proposées par Grevisse ; règles qui ne font pas forcément autorité). Le vocabulaire est varié (sauf pour les main gantée ! xD :-P). Les paragraphes sont bien découpés et suivent une logique scolaire (mais très bien tenue, ce que je considère comme un gros point fort). Et malgré la tartine de commentaires que je fais, ça se lit bien. Et c’est le plus important.
13 commentaires
Anthony Dabsal
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Il y a 23 jours
Anthony Dabsal
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Anthony Dabsal
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Anthony Dabsal
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Anthony Dabsal
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