Eponyme Solastalgia Espèce en voie d'apparition 4

Espèce en voie d'apparition 4

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54

54 commentaires

Jay H.

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Il y a 3 ans

C'est pas moi qui vais te dire qu'un personnage aussi froid que ta chasseuse, ça me pose problème, c'est certain :D En revanche, je ne m'attendais pas à ce qu'elle manque de discernement concernant les humains. Je pensais justement qu'elle était devenue misanthrope parce qu'elle trouvait les humains bien trop lisibles, prévisibles. Mais ce n'est finalement pas plus mal car ça l'a rend finalement "naïve" si le terme n'est pas trop fort et de fait ça la rend plus attachante... Toujours aussi fluide et bien écrit :)

Jay H.

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Il y a 3 ans

et désolé pour la terrible faute d'orthographe (ça la rend) :((

Eponyme

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Il y a 3 ans

Effectivement, elle n'a rien d'une force cérébrale, dans le sens : une personne intelligente, fine, manipulatrice, machiavélique... en vérité, elle est surdouée dans son domaine (la chasse), mais pas très bonne du tout partout ailleurs. Notamment dans le domaine des compétences sociales, où on peut clairement dire qu'elle a des lacunes, et qu'elle manque d'intelligence émotionnelle. Elle est maladroite dans ses relations sociales, et ne trouve pas sa place en société. Elle se sent vraiment mieux avec les animaux, en fait.

Jay H.

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Il y a 3 ans

Beaucoup d'humains se sentent mieux avec les animaux de nos jours, triste réalité ... "L'homme est le plus cruel de tous les animaux"

Jeanne Arrow

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Il y a 3 ans

Cette héroïne me fait trembler. Elle est aussi impitoyable qu'elle semble paraitre. Seule la chasse semble la motiver. Elle semble cruelle, sans fois ni loi. C'est clairement intriguant. Et bon, comme tu le sais, j'aime écrire des héroïnes comme ça. Pas sûre, cependant, que celle-là soit prête à changer. haha !

Eponyme

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Il y a 3 ans

Elle au premier abord, on va pas se mentir : un vrai bloc de glace. La seule différence c'est que l'argent ne l'intéresse pas, une "belle" chasse est pour elle déjà la plus grandes des récompenses, la chasse semble être l'unique chose en mesure de lui faire ressentir des émotions... à première vue. Un peu comme pour Lola, on découvre d'abord ses pires côtés, et la subtilité du personnage se découvrira petit à petit.

Eva Boh

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Il y a 3 ans

Je me sentais à ses côtés dans les chapitres précédents, je viens à présent de me dissocier d'elle tout à fait. Tu as réussi en trois chapitres à la faire passer d'un personnage attachant à un personnage méprisable, je ne m'y attendais pas du tout. Chapeau.

Eponyme

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Il y a 3 ans

Elle n'est absolument pas un role model, ni dans cette histoire ni dans les suivantes. Sa façon de voir et comprendre le monde est étrange, avec une échelle de valeur très différente de la bôtre (de la mienne, ça c'est certain). Elle peut sembler à certains moments froide et inhumaine, à d'autres sensible et émotive. Un truc que je ne veut pas édulcorer ni excuser, c'est : elle aime vraiment la chasse. Ce n'est pas tant par sadisme ou "plaisir de tuer" (sinon elle aurait été serial killeuse ou tueuse à gages, ahaha ^_^'), mais c'est le challenge, la performance, la victoire, la traque, le fait de se donner un défi et d'affronter un animal, de se mesurer à son intelligence, ses capacités. On pourrait dire que c'est une artisane de la chasse, qui recherche la perfection technique. Ce n'est pas du tout une "valeur" que je partage, mais voilà, c'est de ça qu'elle est faite.

Adrien Lioure

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Il y a 3 ans

Après ce chapitre je vois la chasseuse comme une anti-héros, responsable elle aussi de toute cette débâcle, cette absurdité. Difficile de l'aimer quand on la voit enthousiaste d'exterminer un des derniers représentants d'une espèce. J'imagine que cela est fait exprès !

Eponyme

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Il y a 3 ans

La chasseuse symbolise pour moi une phrase de Sartre : "À moitié victimes, à moitié complices, comme tout le monde." C'est le paradoxe du système capitaliste : on peut le critiquer tant qu'on veut, on vit dedans, on y participe, et il est quasiment impossible d'en sortir pour pouvoir le combattre depuis un extérieur qui serait une marge absolue. Il faut donc accepter l'ambivalence (surtout si on est blanc et occidental) de lutter contre un système tout en bénéficiant de privilèges grâce à lui.