Un long trajet ponctué d'une communication à sens unique. Lauter est très touchant, il transpose beaucoup d'espoir sur Hysope et il n'a peut-être pas tort, même s'il l'ignore encore. On appréhende doucement l'étendue de son lien avec les plantes (de son pouvoir ?). J'aime que tu distilles juste assez pour nous laisser élaborer des théories.
Un début de dialogue peut s'enclencher si elle parle la même langue. Cela dit, c'est intéressant de voir que le langage n'est pas nécessaire pour entamer une communication. C'était comme ça à une époque plus que lointaine.
Dans la première version, elle ne parlait pas du tout la même langue et cela ralentissait grandement le début de mon histoire. J’ai décidé de perdre en partie la spécificité d’Hysope et de la compenser par les plantes, tout en gardant un rythme haché.
Dans les commentaires, tu dis chercher une ambiance à la Miyazaki : on y est. Une folie humaine destructrice et une femme salvatrice. Si tu poursuis le Miyazaki, Hysope va devoir se sortir les doigts car chez Miyazaki, ce sont les femmes qui sont fortes et puissantes pas les hommes : San, Nausicaa, Chihiro, etc n'ont pas besoin d'hommes.
J’ai beaucoup aimé ce chapitre où l’on apprend des petites bribes d’informations pour comprendre comment ils en sont arrivés là. Il y a malgré tout un arrière fond glaçant, car on ne peut ignorer ce qui se passe dans la réalité. Dans ce chapitre, Hysope, malgré son affaiblissement significatif, continue malgré tout à garder une force et une dignité que je trouve très belle.
Tu sèmes pas mal d’indices dans ce chapitre. Les portières ouvertes -> Est-ce que certaines personnes ont dû fuir précipitamment ? Ou est-ce la marque d’un pillage ? Tu parles d’une maladie et de graines stériles qui ont été modifiées volontairement. Ça amène plein de questions → Est-ce que le pouvoir a voulu éradiquer la population à cause de la maladie ?… Bref, c’est cool. On a beaucoup de théories en te lisant. C'est bien ficelé. J’aime ton choix d’écriture pour la façon de penser d’Hypose : toutes ces petites phrases courtes témoignent bien de sa fatigue. Par contre, je n’ai pas encore vu le lien avec l’automne. Ou alors, le genre dystopie/horreur se prête à la saison ?
En toute sincérité ? A part le fait que ça commence en automne, mon histoire ne rentre clairement pas dans le thème de ce concours, mais j'avais besoin d'une motivation pour me remettre à écrire. J'attends le retour édito de mon premier roman, et il fallait que je me bouge pour me remettre les doigts sur le clavier. Et comme c'est Fyctia qui m'a lancée, je me suis dit pourquoi pas...
@Coraline Bradesi
— Le problème, c'est que comme je n'ai pas le temps de lire, je ne me fais pas connaître sur la plateforme. Je l'avais abandonnée depuis longtemps, donc c'est compliqué. C'est très chronophage, Fyctia.
Tu es arrivée à créer une ambiance à la Miyasaki, je te le confirme.
Le mélange d'un monde d'une dureté sans nom avec, grâce à Lauter et à Hysope, de l'humanité, de l'entraide, cela fonctionne parfaitement.
Il n'a pas fallu deux ans pour que les ressources disparaissent, les premiers détails sont malheureusement trés réalistes, convainquants.
Si il n'y a aucun doute sur le comportement de Lauter lorsqu'il s'installe contre elle la nuit pour la protéger, pour nous lecteurs, pour Hysope par contre, elle ne me semble pas assez inquiète.
Le "m'amuse", au bout de trois jours, c'est trop court pour être aussi confiante.
J'adore la fin, la révélation sur les connaissances d'Hysope
(pourquoi, comment, on veut savoir).
La beauté de ce qu'elle fait.
"Je suis trop lente pour Lauter, mais il reste à mes côtés, Jephté loin devant, si seul. La nuit aussi : il fait le guet en premier, toujours un œil sur moi, et je m’endors tranquille jusqu’à ce qu’il se couche, son corps contre le mien. La première fois que j’ai senti son ventre dans mon dos, il m’a terrifiée. Je suis restée immobile, ai presque cessé de respirer jusqu’à ce que je comprenne que c’est sa façon de me garder protégée dans son sommeil. Je le laisse glisser ses cuisses dans le pli des miennes, m’amuse presque de sa recherche d’une position pour garder ses mains à l’écart. Le matin il a repris ses distances." Better ?
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