mikewouiche Rien ne va plus Yannis était rentré chez lui

Yannis était rentré chez lui

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15

15 commentaires

J. & P. Derrig

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Il y a 17 jours

J'aime ce "c'est plus brut, plus exposé". De même que toi, participer à ce concours nous a permis de réaliser que notre roman n'est pas non plus complétement du YA. Mais cela reste très enrichissant !

J. & P. Derrig

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Il y a un mois

Je suis touchée par ce que tu écris. Bouleversée même. Je ne comprends pas tout. Ça me parle de perte de contact au réel. Mais est ce lui qui a perdu le contact ou notre société elle même? Je ne me sens pas vraiment capable de faire un commentaire, et en même temps je trouve ça très fort. A mon sens sens, ce n’est pas du young adult, comme si tu nous avais offert de te lire y compris dans un autre cadre que celui prévu, et je me trouve chanceuse d’être là.

mikewouiche

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Il y a un mois

Merci beaucoup pour ton message. Il me touche vraiment. Tu mets exactement le doigt sur quelque chose d’important : je ne sais pas non plus qui perd le contact. Le personnage, peut-être. Mais j’ai surtout l’impression que c’est le réel qui devient instable, ou du moins négociable, selon celui qui le regarde. Le fait que tu ne comprennes pas tout ne me gêne pas, au contraire. J’écris aussi pour cet endroit-là, un peu flou, où les choses ne se fixent pas complètement. Et merci pour ta confiance en lisant ça hors cadre. C’est peut-être même là que le texte existe le mieux.

mikewouiche

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Il y a 17 jours

Merci. Tu as compris l’essentiel : ce n’est pas seulement lui qui décroche, c’est le réel qui devient incertain. Les deux se contaminent. Et tu as raison, ce n’est pas vraiment du young adult. C’est plus brut, plus exposé. Si ça t’a touchée sans que tout soit clair, alors le texte fait exactement ce qu’il doit.

Amandine Rinsoz

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Il y a un mois

Ton texte est maîtrisé, sensoriel et introspectif, où la perte de repères se traduit par un style fragmenté très efficace. La fluidité est volontairement vacillante, ce qui renforce l’immersion. L’atmosphère mentale est presque cinématographique. Toutefois, la densité peut étouffer la fluidité de ton texte, certains passages gagneraient à respirer davantage (avis perso) ton texte est très bon ;D

mikewouiche

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Il y a un mois

Merci beaucoup pour ton retour, vraiment. Je comprends très bien ce que tu dis sur la densité. C’est quelque chose que je sens aussi en écrivant — cette tentation de tout faire tenir, tout de suite, quitte à saturer un peu l’espace. La fragmentation, la perte de repères, c’est volontaire, oui. Mais tu as raison : il faut que ça respire malgré tout. Sinon ça devient étanche. Ton retour m’aide justement à voir où ça peut s’ouvrir un peu. Et merci pour le “très bon” — ça compte plus que je ne le montre.

Espanta

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Il y a un mois

Tu as fait de la monotonie un élément clef de ce chapitre pour porter l'idée d'une vie en latence et pour donner à l'angoisse la teinte d'un quotidien dépourvu de sens. La folie est présente, mais elle semble le protéger, l'éloigner d'une prise de conscience trop brutale.

mikewouiche

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Il y a un mois

Merci, Espanta. Monotonie volontaire : vie en latence, angoisse en pilotage automatique. La folie protège avant le choc brutal. Socle oppressant avant l’explosion. Ça respire bien comme ça ?

Espanta

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Il y a un mois

Oui, c'est plus percutant.

Kirell

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Il y a 2 mois

La cadence, le rythme des phrases et cette succession d'incongruités servent très bien le récit de cette période qui semble avoir eu lieu dans un autre monde. *sans rapport*: ça vient des poètes, de titrer un chapitre en utilisant le début de la première phrase, ou pas du tout ?