Ça marche très bien. La voix est forte, incarnée, avec une ironie un peu acide qui tient tout le texte. On est dedans tout de suite, et ça ne lâche pas.
Ça fait penser à du Muriel Barbery dans cette manière de mêler lucidité, autodérision et regard très précis sur soi et sur le monde.
C’est à la fois drôle et un peu triste, sans appuyer. Le rapport au corps, à la solitude, aux habitudes — tout est là, mais ça reste léger en surface.
En l’état : très vivant, très juste, avec une vraie personnalité.
marianegahengi
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Il y a 2 mois
Ton style repose sur une alternance de phrases longues et courtes, qui crée un rythme nerveux. Tu enchaînes les segments juxtaposés : « Cette misère, cette violence, cette mesquinerie, on savait qu’elle existait… » — ça donne une pensée qui déborde. Tu utilises beaucoup d’incises : « Moi, parano ? », « sa Fiesta d’occase que je lui avais offerte… », ce qui renforce la voix intérieure. Les participes détachés structurent le récit : « Absorbée par l’écran, je tâtonnai… ». Les questions rhétoriques dynamisent l’ensemble : « Comment peut on en arriver là ? ». Enfin, tu glisses des présents de vérité générale : « On le sait que les gens sont ignobles… », qui ouvrent des respirations réflexives dans la narration.
marianegahengi
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Il y a 2 mois
Ton texte, c’est un vrai face-à-face avec la honte, la solitude et l’auto-dérision. Tu tiens une voix hyper vivante, tendre et acerbe en même temps. La narratrice, coincée dans son quotidien, se regarde vieillir comme si ça arrivait à quelqu’un d’autre. Tout passe par son regard : les lycéens, la radio, les faits divers, le chat — tout devient miroir de ses peurs. Le dialogue intérieur avec Jean-Jacques est génial : drôle, triste, très humain. Tu arrives à faire sentir la culpabilité de manger, la dépendance aux routines, la panique du moindre imprévu. L’arrivée de Laura casse le monologue et montre, en creux, l’amour et la honte qui s’affrontent chez ta narratrice. Bref, c’est touchant, grinçant et juste. Tu tiens un personnage fort, fragile, profondément crédible.
Blanche de Saint-Cyr
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Il y a un mois
Merci 🙏
Amphitrite
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Il y a 3 mois
Je n'avais pas vu que tu participais! Je veux savoir la fin de l'histoire des Trolls!
Blanche de Saint-Cyr
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Il y a 3 mois
Je continue les trolls en même temps !
Amphitrite
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Il y a 3 mois
Ouf! Et je veux aussi savoir la fin de l'histoire des abeilles, et des amours déjantées de NoName et NoEyes
AmbreDfx3
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Il y a 3 mois
J’aime beaucoup 😊
La voix est hyper forte, très incarnée, et surtout drôle sans forcer.
FloraBloom
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Il y a 3 mois
Ce texte est très fort. Vraiment. Il y a une voix extrêmement singulière, acérée, drôle et douloureuse à la fois. On sent une narratrice lucide sur elle-même, presque cruelle avec son propre corps, mais jamais totalement dénuée d’humour. L’image d’ouverture — la vieille derrière son rideau — est brillante. Elle pose immédiatement le thème du regard, du jugement, de la peur de devenir invisible ou grotesque.
Le monologue intérieur est d’une grande richesse. La paranoïa douce, la radio anxiogène, Jean-Jacques comme unique être fiable, la nourriture comme refuge, les comparaisons culturelles (Césaire, Stromae), tout cela donne une texture intellectuelle et ironique très fine. On sent une femme cultivée, sensible, inquiète, qui s’accroche à ses rituels pour ne pas sombrer.
38 commentaires
mikewouiche
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Il y a un mois
marianegahengi
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Il y a 2 mois
marianegahengi
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Il y a 2 mois
Blanche de Saint-Cyr
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Il y a un mois
Amphitrite
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Il y a 3 mois
Blanche de Saint-Cyr
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Il y a 3 mois
Amphitrite
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Il y a 3 mois
AmbreDfx3
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Il y a 3 mois
FloraBloom
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Il y a 3 mois
Blanche de Saint-Cyr
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Il y a 3 mois