Le Graphonaute Qui est réellement l'auteur ? Conclusion

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3 commentaires

Anonimooficial

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Il y a 2 jours

La collaboration fonctionnait dans les temps du feuilleton, grâce à une connaissance technique partagée avec la plupart des lecteurs : bases latines, grammaire, rhétorique, poétique… Aujourd'hui, la plupart croient sincèrement que ce qu'ils écrivent sera une émotion partagée en écrivant « peur », « triste » ou « en colère ». Il y a très peu de technique dans ce que les gens partagent. Seulement des fantasmes. Pourquoi Flaubert se faisait chier sur une phrase durant des jours, pourquoi modifier une syntaxe, modifier l'ordre de l'information… Tout est déjà là, sauf que personne ne prend la peine de regarder ce que l'être humain a fait fonctionner pendant près de 5 000 ans comme « machine » narrative. Personne. Raconter, ce n'est pas se répandre. C'est l'époque narcissique de ceux qui se foutent de la gueule du monde en ne travaillant pas et en déclarant que leur mauvaise prose est « un style ». Laissez-moi vomir. De plus, sachant cela, l'utilisation de l'IA avec des demeurés paresseux n'est vraiment d'aucune utilité : le médiocre ne produit que du médiocre et l'IA ne fait rien d'autre que de maintenir la courbe de Gauss ; elle maintient les auteurs dans un état dépressif sans technique. Donner de la technique et l'IA sera loin derrière. Elle copie avec délectation le pitoyable. Pour finir, le roman-feuilleton dont vous parlez, c'est le haut du panier. Cet entrepreneuriat a produit beaucoup de prose immonde dont on n'a plus jamais entendu parler.

Tammy CN

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Il y a 6 jours

Selon moi, à partir du moment où l'IA écrit en s'inspirant de textes (ce qui est le cas) pour répondre à une demande spécifique d'un humain : l'IA devrait être nommé en co-auteur d'un texte en fonction de sa participation dans le manuscrit final. Je dirais 20%. Moi je pars du principe de celui qui exécute. Un auteur peut avoir l'idée mais s'il demande à l'IA de l'aider à écrire ou s'il cède à l'IA le rôle d'écrire, il perd partiellement ou totalement son droit d'auteur sur le manuscrit généré car c'est la plume de l'IA. Les idées ne valent rien, c'est celui qui l'exécute qui devient le propriétaire des droits. Parce qu'on sait qu'une idée peut être traité de mille manières et que l'IA aura sa manière de traiter. Comme les entreprises : plusieurs personne peuvent avoir la même idée d'entreprise mais est-ce que l'entreprise devrait appartenir à toutes les personnes qui ont eu l'idée ? À l'avenir, je suis certaine qu'on imposera une précision du type "assistance par l'IA" ou "co-écrit par l'IA". Le souci, c'est que c'est dur de différencier un texte écrit par un vrai humain et par une IA. Donc ce sera par honnêteté. Assister par l'IA, je ne suis pas contre (Antidote reformule, trouve les fautes et propose des synonymes en cas de répétitions, et il est très utilisé) mais l'œil humain sera toujours nécessaire (béta-lecteur, traducteur, correcteur). Co-écrire avec l'IA par contre, c'est accepter partager toutes ses idées et de renoncer à ses droits, donc non si on souhaite rester l'auteur unique.

Lili M. Debelle

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Il y a 6 jours

C’est un questionnement intéressant, auquel il n’y a peut être pas vraiment de réponse sur le fond. Après il y a aussi toute la partie écologique, l’IA est une plaie pour la planète, ce facteur doit être intégré dans les mentalités et je pense qu’elle doit être utilisée avec parcimonie. Après je vis avec mon époque, je ne vais pas mentir. Je ne suis pas contre tout je m’en sers pour mes visuels promotionnels. Ça reste un vaste débat je ne pense pas qu’il y ait de vérité absolue