irecently Pretty Poison In Everlife Chapitre 1

Chapitre 1

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14 commentaires

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Coucou, j’ai vu que tu cherchais des avis et des retours pour t’améliorer sur le forum. Je vais essayer, autant que faire ce peut, de te donner quelques pistes de réflexion. Je préfère prévenir que le commentaire sera long, parce que je vais beaucoup détailler les trois points que j’ai trouvé un peu plus faible, n’y vois pas un acharnement, mais plutôt un moyen de souligner au mieux mon propos, qui, comme je l’ai précisé, n’est que mon impression et n’est donc gage d’aucune velléité d’un quelconque savoir supérieur.

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Pourquoi commencer à la partie 18 ? me demanderas-tu sans doute. Eh bien, puisque je ne lis ni prologue, ni avant-propos, ni prélude et préfère donner mon avis sur la narration en tant que telle. Juger de la qualité de ton prologue me semble donc redondant avec ce qui a peut-être déjà été dit par d’autres et ne pas être raccord avec la narration que tu as choisi pour le corps principal du texte. En revanche, dès ce premier chapitre je pense avoir compris quelles étaient tes intentions, n’hésite donc pas à me corriger.

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Et si je venais à me tromper, ne prends donc pas en compte le reste du commentaire qui s’appuiera intégralement sur les intentions. Pour clarifier, je tiens à préciser que je n’ai regardé que la scénographie de ton premier chapitre (tout ce qui est mise en scène, pour faire simple) et plus particulièrement la monstration (donc comment le regard du lecteur est guidé, avec quels outils et quelle structure). Et j’ai cru comprendre que ce chapitre mettais en scène la première apparition d’une figure masculine énigmatique et séduisante (Fate).

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Le cadre scénique ici me semble être davantage appuyé sur l’ambiance en tant que telle : romantico-gothique (ou peut-être dark fantasy sentimentale). Et l’intrigue qui s’en dégagera devrait probablement promettre : amour, fatalité et souffrance. J’emploie « dégagera » puisque je n’ai pas su déterminer si elle était déjà amorcée (ne m’en veux pas si je suis passé à côté). Je ne vais pas détailler non plus toutes les intentions de monstration, mais nommer les plus prégnantes : d’abord un espace « spectaculaire/théâtral ».

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Bien sûr, il faut le voir ici dans le sens d’un lieu qui ne cherche pas le réaliste, mais plutôt le symbolique, l’allégorique. Ne pas prendre théâtral dans un sens péjoratif, ce n’est pas le cas. Cela va de pair avec l’apparition de Fate qui est dans le cadre du spectaculaire, en somme, une « iconisation », si je puis dire. La protagoniste elle est présenté en réaction (d’où le théâtral vs spectaculaire) et semble être fragile, néanmoins combative. Et tout cet univers doit être codé par le symbole, une forme de mythologie.

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

C’est là que j’en viens à ces points qui me semblent plus faibles. Comme je le disais c’est un avis personnel (donc à prendre avec des pincettes, il vaut ce qu’il vaut), qui ne dépend que de l’intention que j’ai perçue. Si ton intention était tout autre, osef de mon avis. Le premier : l’imagerie, les comparaisons, les analogues. J’en cite quelques-unes pour illustrer : « ses tempes telles des lames d’argent », « Ses yeux s’illuminèrent, brillant comme deux morceaux de mercure ou encore « Presque comme s’ils respiraient en parfait écho avec lui ».

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Le problème ne vient évidemment pas qu’il y ait des comparaisons, mais qu’elles me semblent souvent : extradiégétiques (ne naissent pas de l’expérience des personnages, mais directement de la poétique de l’écriture), interchangeables (si tu remplaces « lames d’argent » par « deux morceaux de mercure » tu as le même effet), abstraites ( Par exemple, « il respirait quelque chose de féroce » ne fait pas voir grand-chose ; cela suggère une aura plus qu’une présence concrète.) Et donc, selon moi toujours, ça dilue l’effet recherché (le spectaculaire/théâtral de la mise en scène).

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

En revanche, on peut malgré tout en dégager un point fort qui se dégage aussi de ce point précédent : la tenue de ton (le texte ne part pas dans tous les sens. Il garde son axe.). Mais là, mon deuxième point « faible » s’appuie sur ce point fort et sur l’intention de spectaculaire. Je vais essayer d’adoucir mon propos, parce que cela peut paraître rude, alors que ce n’est qu’une question de « dosage », pas une erreur en soit. Mais, lorsque j’ai lu ce chapitre, j’ai trouvé qu’il y avait un « sur-accompagnement », une surqualification permanente.

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Et le problème est sur le « permanente ». Je donne quelques exemples (mais attention, pas besoin de tous les corriger si tu trouve mes arguments pertinents, c’est seulement pour illustrer) : « mon sursaut brutal », « cette étrange chambre », « un danger duquel j’étais loin de me douter », « mon horreur flagrante », « sa délicatesse invisible et son impolitesse flagrante », « un drôle de personnage », etc. Certains dirons de faire du plus de « show don’t tell » : je répondrais pourquoi pas.

Anthony Dabsal

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Il y a 18 jours

Mais la « monstration » n’est pas que le « showing ». En revanche, le texte dit (donc telling) constamment au lecteur quelle intensité il doit attribuer à chaque chose. Or, à force de souligner, ça émousse l’effet. On dit souvent : quand tout est tension, il n’y a pas de tension. Mais c’est aussi valable pour la « qualification ». Or, dans ce type de narration le « tell » en tant que tel n’a rien de problématique, tant qu’il permet de faire comprendre au lecteur des choses sur le narrateur. Ici, c’est donc plus du dosage que vient sans doute le problème que je sens.