C’est un texte assez révélateur d’une époque où le désir ne s’exprime plus frontalement, mais se dilue dans l’ironie et le commentaire permanent. Le personnage semble incapable de vivre la scène sans la parasiter par ses propres pensées, comme si l’émotion devait immédiatement être mise à distance pour rester supportable.
Il y a quelque chose de presque clinique dans cette agitation intérieure : une excitation réelle, mais aussitôt désamorcée par l’humour, le doute, la mise en scène de soi. Le corps réagit, mais l’esprit sabote.
Au fond, ce n’est pas une scène de séduction. C’est une scène d’évitement. Et c’est précisément pour ça qu’elle fonctionne.
2 commentaires
mikewouiche
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Il y a un mois
Oli Florens x Loup Pourpre
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Il y a un an