Ce chapitre m’a donné l’impression d’être assise à côté d’elle dans le bus, à regarder la pluie tomber sur New York avec ce mélange étrange de fatigue, d’espoir et d’amertume. On sent très fort ce tiraillement entre l’amour et la haine pour la ville, et surtout cette sensation d’exil intérieur elle a fui, mais elle n’est pas encore libre. Son rapport au père est poignant, parce qu’il est à la fois toxique et indispensable, et ça fait mal justement parce que c’est réaliste : on sent l’enfant blessée qui refuse de lâcher, même quand elle sait que ça la maintient sous contrôle. L’arrivée dans le bar change complètement l’énergie du texte, et c’est agréable : la musique, les lumières, l’odeur des coulisses réveillent quelque chose de vivant, de fragile, presque oublié. J’ai adoré ce contraste entre la dureté de sa vie et cette bulle musicale qui agit comme une respiration. La rencontre avec Matthew est très efficace émotionnellement : elle est maladroite, frustrante, un peu humiliante, mais surtout chargée d’une tension immédiate. Il n’est pas sympathique, il n’est pas lisse, et justement ça intrigue. On ressent son froid, son mutisme, mais aussi ce qu’il cache derrière, sans que ce soit expliqué de force. Le groupe, Scott, Andy, Jamie, apportent une vraie chaleur humaine et donnent au récit un sentiment de famille choisie, imparfaite mais sincère. Et puis la scène du concert… elle est vibrante. On sent la musique, le rythme, le trouble, ce fil invisible entre Jeanne et Matthew qui ne demande pas à être justifié : il existe, c’est tout. La fin laisse une sensation très forte de bascule intérieure, comme si quelque chose venait de se réveiller en elle malgré ses résistances. En refermant ce chapitre, j’ai ressenti cette impression grisante d’un début : pas forcément une histoire d’amour immédiate, mais le début d’un retour à soi, dangereux, tentant, vivant et ça donne très clairement envie de continuer…
Marydusud
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Il y a un jour
Ah comment se jeter à corps perdu dans son rêve sans pour être sûr de ne jamais se perdre ...? Je souffre si je joue ma musique à fond et je souffre de ne pas pouvoir jouer, quel dilemme... 😘❤️
E.Tumberley
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Il y a un jour
C’est exactement ça… ce dilemme entre la peur de se perdre et celle de ne jamais se trouver. Merci pour ce commentaire ❤️
3 commentaires
sya B
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Il y a 4 heures
Marydusud
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Il y a un jour
E.Tumberley
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Il y a un jour