l'homme qui écrit la nuit
l'homme qui écrit la nuit
L'HOMME QUI ÉCRIT LA NUIT - Journal d'un timide de Pointe-Noire Il y a deux Jerfran. Le jour, il ne répond pas souvent. Il garde tout en lui, dans les rues bruyantes, il est celui qu'on oublie sur les photos. Celui dont on se moque du physique entre deux blagues qui piquent. Il a appris à aider tout le monde, à ne compter que sur sa propre sueur, à ne rien attendre de personne. La nuit, tout change. À 2 heures du matin, dans sa chambre, il n'y a qu'un lit, une petite table en bois qui grince, et une lampe torche qui fait une tache jaune sur le mur quand l'électricité, qui n'est qu'une visite à Pointe-Noire, décide de partir. Son PC s'allume. Tac, tac, tac. Le silence que les autres fuient, lui, il l'attend. C'est là qu'il devient bavard. Très bavard. L'homme qui écrit la nuit. Pendant 100 pages écrites sans filtre, Jerfran Ruphaëly livre son journal intime : l'enfance timide, les moqueries transformées en force, la promesse secrète faite à Dieu "Je dois réussir pour changer ma vie", les lettres d'amour et de colère qu'il n'enverra jamais par respect, sa prière la nuit pour du courage et de l'inspiration. Pour la première fois, il révèle que sa famille ne sait pas qu'il est l'homme qui écrit la nuit. Que la seule personne qui a lu un de ses textes est celle à qui il a donné un poème plié en quatre. Ce n'est pas un roman. C'est une lettre à tous les jeunes garçons timides qui écrivent cachés dans leur chambre à Pointe-Noire, à Brazzaville, à Dakar, à Abidjan, avec une lampe torche et une petite table en bois. Un livre pour leur dire : le jour, ils peuvent se moquer. La nuit t'appartient.