Il y a beaucoup de violence et d’atrocité autour de Faustine. J’ai hâte de savoir jusqu’où ça ira.
Marine Aud
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Il y a 8 jours
Agréable de souffler un peu dans la lecture et d'aller plus en profondeur sur cet événement. Toujours aussi curieuse de lire la suite.
Maxime Hervé
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Il y a 8 jours
Alors...on en arrive à ce pour quoi j'ai été recruté, j'imagine : donner un avis sur les pratiques judiciaires. Accrochez vos ceintures, ça va être long... mais rassurez-vous, on arrivera à bon port.
Déjà, les droits Miranda (Arrêt Miranda V. Arizona de 1966) n'existent qu'aux Etats-Unis. La formulation exacte est : « Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat et d'avoir un avocat présent lors de l'interrogation. Si vous n'en avez pas les moyens, un avocat vous sera fourni gratuitement. Durant chaque interrogatoire, vous pourrez décider à n'importe quel moment d'exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition. »
Ces droits sont à mettre en miroir avec l'Habeas corpus en Angleterre, qui fut adopté après que Oliver Cromwell a renversé le roi Charles Ier en 1649. Ce dernier, par pur arbitraire, embastillait ses sujets sans jugement. Ce principe veut qu'il faut un mandat d'arrêt pour arrêter une personne dans le Commonwealth. La procédure y est accusatoire, c'est-à-dire que chacune des parties doit apporter la preuve de la démonstration de ses prétentions et ainsi les dires d'un suspect peuvent servir de preuve pour le procès. Toutes les pièces doivent être communiquées entre les parties : le débat contradictoire peut porter sur tout.
A contrario, en France, la procédure est dite inquisitoire, c'est au ministère public d'engager les poursuites et de démontrer la culpabilité du mis en cause (prévenu/délit et accusé/crime). Ainsi, la charge de la preuve pèse sur l'accusation. La présomption d'innocence (in dubio pro reo) n'existe que pour rappeler qu'il incombe à l'accusateur d'apporter la preuve de la démonstration de ses prétentions. D'où l'existence du secret de l'instruction, qui permet au juge d'instruction et à ses agents de receler des preuves jusqu'au procès. C'est l'article 63-1 du Code de procédure pénale qui régit les droits du gardé à vue. Et on parle bien du gardé à vue, c'est-à-dire de la personne qui y est placée. Ipso facto, avant d'y être placée, tout ce qu'elle peut dire ne peut lui faire grief, sauf en cas de rébellion ou d'injure à personne dépositaire de l'autorité publique. Aussi, il n'est pas nécessaire d'avoir un mandat pour arrêter quelqu'un, ni pour fouiller son domicile. Cela renvoie à la notion qu'enquête de flagrance : lorsque l'enquêteur surprend sur le vif un acte délictueux, il peut enquêter dessus de son propre chef. Il peut donc procéder à des interpellations et des perquisitions spontanément, en respectant bien évidemment le cadre légal pour assurer la régularité de l'interpellation et la traçabilité de la preuve.
Pour ce qui est de la scène, proprement dite, quelle heure est-il ? De mémoire, on ne peut intervenir au domicile d'un suspect que jusque 22h et qu'à partir de 6h. Sinon, j'adore la litote : « Elle ne m'aime pas vraiment. » Elle me rappelle celle du Cid, prononcée par Chimène : « Va, je ne te hais point. » Juste, différent/différend. L'évocation du syndrome du survivant est assez cool. Ça m'a fait pensé à Dumbledore et sa sœur, Ariana. Très bonne scène où les protagonistes se dévoilent subtilement. Juste, pourquoi une enquêtrice est-elle appelée pour une affaire de chat éventré ? On lui avait pas retiré l'enquête ?
7 commentaires
les passions de nini
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Il y a un jour
Sego_lectrice
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Il y a 2 jours
Marine Aud
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Il y a 8 jours
Maxime Hervé
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Il y a 8 jours