Les violences conjugales avaient déjà été mises à jour par les propos de Gersdoff. Les faits ne sont donc pas une découverte ici mais ils s'ancrent concrètement dans l'histoire de Faustine et le lecteur en est désormais détenteurs aussi.
Je ne sais pas pourquoi, dans ce chapitre, je me vois plus troublée par les modifications de registre de langue de Faustine. Ses variations stylistiques étaient déjà notées mais cohérentes. par exemple, entre son langage oral en situation d'échange conversationnel et ses pensées introspectives.
Ici, "J’essaie de ne pas montrer ma peur, alors que j’ai grave les pétoches.", c'est moins limpide.
Ce chapitre est très sombre. Nous comprenons mieux la personnalité de David et l’emprise qui l’a/avait sur Faustine et les conséquences que cela a eu sur ses angoisses et ses traumatismes.
Après la perte tragique de son père et de sa sœur, ça fait beaucoup pour une seule personne …
Le pervers narcissique : le bourreau des HPI, des âmes sensibles, des plus purs. Il se sert de nous pour se réparer, puis nous jette comme une vieille chaussette. Le pansement contient l'hémorragie de sa fureur et de son ego fissuré, mais il est tellement imbibé de notre sang qu'il ne peut plus contenir le saignement diffus en nous. Là encore, je pense à Hannah Arendt et aussi désormais aux travaux de Daniel Zagury sur la psychopathie et la barbarie ordinaire. Les monstres ne se cachent pas sous notre lit, ils le partagent avec nous...
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