Je trouve très appropriée la froideur médicale de Gersdoff, qui maintient le lecteur dans le trouble inhérent à ce personnage.
Il ne me semble pas nécessaire qu'il énumère à nouveau les traumas de Faustine, en revanche.
Augmentation des séances d'hypnose. Je ne suis pas sûre qu'elle est besoin de ça à ce moment précis. Mais j'aime cette intrusion, de la mère et son lien avec le psychiatre de sa fille 🤔🤔
Gersdoff, est-ce une réf à Gersdorff : général de la Wehrmacht qui a essayé d'assassiner l'autrichien moustachu le plus défavorablement connu de l'histoire ? Ta description de la dépersonnalisation/déréalisation est sidérante de réalisme. Dissociation, quand tu nous prends... La réalité est que ce qui nous fait le mieux nous recentrer est d'éprouver la solitude avec nous-même. Ce dialogue intérieur qui doit avoir lieu pour nous apaiser est fortement perturbé par l'entremise d'autrui : les humains n'ont généralement pas les mots adéquats pour nous soulager de notre fardeau, ils pensent aider mais ils nous noient dans des flots de propos qui nous font déverser des seaux de larmes, et cela alors même que nous galérons déjà à écoper le sceau de nos regrets, de nos moments de faiblesse passés ; les animaux n'ont aucun mot, mais pourtant ils pansent bien des maux... Tes trois phrases finales sont magistrales : elle sont tellement empreintes de sens... Etre un fantôme parmi tous ces gens, errer sans but réel, espérer que la brisure qui nous a vu n'être plus que l'ombre de nous-même se referme un jour : la compagnie du spectre de notre passé, le train fantôme de notre voyage sur Terre, la station de nos émotions. Éminemment poétique, spirituel, faustien.
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delphinelouna
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