Très apprécié ce chapitre et le point de vue d Angèle sur Faustine ça donne une autre dimension au récit
On se pose la question du coup si un lien ça se construire entre elles
J'apprécie le contraste entre Delta 06/ Angèle et Faustine. Angèle est ancrée dans le réel, elle a quelque chose de brut, de discipliné qui fonctionne très bien. Le jeu de miroir et la double lecture de cette scène du musée est bien pensée :)
J'aime les envolées littéraires de ce passage mais, en bêta-lecture, je dirais qu'elles dénotent tout de même avec la voix de ce personnage et sa façon de décrire le monde qui l'entoure. Petite prudence donc, même si je reconnais que les phrases mériteraient leurs places dans le livre, mais peut-être ailleurs. Je pense à "..comme si elle avait un peu de retard sur l'univers" ou la description du musée " un espace où le temps se suspend...".
A réfléchir
Tellement de phrases que j'adore. Celle qui m'a fait rire. "Elle avait l’air plus en forme. Enfin… sur la photo." La poétique. "elle a mis du temps à franchir le passage piéton, comme si elle avait un peu de retard sur l’univers." Je suis subjuguée, complètement dedans.
J'ai gardé certains réflexes d'enfance... marcher sur les lignes blanches, seulement... ne pas laisser les pieds dépasser du lit de peur qu'ils soient attrapés par quelque chose, collectionner les poupées qui font peur pour se forcer à être plus forte que la peur. Je trouve ça tellement réaliste, de retrouver un peu de ça chez des personnages...
Ce changement de point de vue est du génie ! La relecture de la scène précédente de cette façon crée une dissonance entre les deux versions, les deux points de vue. Cela génère un hiatus : qui est le méchant dans l'histoire ? qui est la menace ? qui est-elle ? Une vierge effarouchée, une ingénue, une damoiselle en détresse ou bien le Diable incarné, cruelle diablesse, Lilith ; mère de tous les vices ? Je pressens une romance à la lecture. Une attraction animale, bestiale, impie : veut-elle goûter au fruit défendu ? Deviendra-t-elle Lucifer ? Corrompra-t-elle son âme pour le délice de la chair ? Contaminera-t-elle sa lueur par la luxure ? Consommera-t-elle son envie par le feu de ses pulsions ? Angèle, est-elle l'Ange de la mort ? Faustine, la Démone de vie ? Ça suscite en moi, des questionnements relatifs à Good Omens : où est la frontière entre le Mal et le Bien, le Mâle et le Lesbien, les mots et leurs desseins ? Peut-on se prononcer sur ce qu'est une personne au premier regard ? Un premier frisson en appelle-t-il à un autre ? Ou n'est-il qu'une secousse, un soubresaut, une décharge hormonale : une injection de cortisol dans le circuit de la machine que l'on est pour nous avertir du danger ? Ou est-ce alors de l'ocytocine, l'hormone de l'amour, qui inhibe la raison mécanique au profit des sentiments humains ? Que d'enjeux soulevés en seule scène. Hâte de lire la suite !
16 commentaires
delphinelouna
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