Aes Le Pacte du Voile Chapitre 1

Chapitre 1

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18 commentaires

Cin_dy

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Il y a 2 mois

Chapitre de nouveau très descriptif. J'ai identifié deux éléments qui me gênent pour m'immerger pleinement dans l'histoire : - Certaines descriptions/images ne fonctionnent pas avec moi; je peine à leur trouver une signification qui fait sens malgré plusieurs relectures. Cela me fait sortir de l'histoire et rend ma lecture hachée (par exemple : "La pluie noyait Paris sous la lueur feutrée des réverbères" / "Les gouttes tombaient, froides, rythmées au pas de la foule qui résonnait dans les ruelles bercées par la pénombre" --> Ça ne fait pas sens...) - Tu nous dit les choses sans nous les montrer ou nous les faire ressentir --> Développer les sensations internes de ton personnage nous permettrait de mieux ressentir la scène 😉

Anthony Dabsal

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Il y a 3 mois

Coucou, j’ai vu ton message sur le forum, j’avais un peu de temps à perdre, alors je me suis dit : tiens, lisons un peu. J’ai, comme tu as pu le voir sauter le prologue d’exposition, car je préfère être plongé dans l’histoire. Mais, je vais être honnête, je n’ai pas aimé le texte. Après, je préfère prévenir, je suis un lecteur chiant qui ne laisse rien passer. J’essaie par contre de toujours argumenter pourquoi. Pour que tu comprennes pourquoi j’ai cet avis, je vais d’abord t’expliquer comment je « lis ». Je passe d’un trait sur le chapitre, puis je cherche si je trouve un mot symbole, une question scénaristique qui guide le chapitre. Et bien que j’aie pensé pendant un temps au thème du reflet (la pluie, l’apparence d’Ethel, les yeux) ou du seuil (l’aube noir, l’accumulation d’interface comme la pluie, les vitres, etc.) : ils reviennent en effet souvent. Mais ni l’un de ces mots, ni une question centrale ne semble guider l’action ou transformer le sens du chapitre. Alors, attention, ce n’est pas pour ça que je n’ai pas aimé le chapitre. Non, mais ça rend la recherche des pivots narratifs plus complexe, ce qui pour moi est toujours une bonne chose. Donc, c’est même un bon point de casser cette dynamique là ; or, le problème c’est que je n’ai pas trouvé de pivot, de point de bascule dans le chapitre. Ethel au début du chapitre attend et traque et l’état reste identique à la fin du chapitre. Je suis un râleur certes, mais je reste bon public. Là encore je suis parti du principe que le chapitre jouait avec moi, que le but était de rendre le pivot comme fin ouverte. Et c’est bel et bien le cas, ce qui est cool, mais (oui, encore un mais) c’est une ouverture que j’ai senti comme ambiance, pas comme menace. L’unité de lieu et de ton par contre sont impeccables ; je pense néanmoins qu’il faudrait a minima apporter un élément révélateur sur Eliott ou sur Ethel, ou un enjeu au départ (« il faut qu’Ethel le retrouve, elle cherche dans le bar, elle a une fausse piste, elle est hypnotisée par la danseuse et bam, il lui tombe dessus à la fin du chapitre » => un truc similaire, ou autre, mais tu vois l’idée ?). En somme, j’ai eu plus l’impression de lire un interlude, pas vraiment un chapitre (désolé :-S). Je me suis quand même dit, bon, allez, c’est un interlude, mais c’est pas grave ; cherchons si les règles narratives sont bien tenues (ou cassée à dessein). Et… :-S Autant la stabilité du pdv : c’est bien tenu (même si certaine transition passe par une focalisation externe voire omnisciente), ça reste un procédé courant. Je n’ai rien à dire sur ça. La cohérence de la voix narrative, pareil, je n’ai rien à dire : c’est le tout début du roman. Ça fait très roman noir fantastico gothique : ça colle avec les vampires ^^. Mais là où ça m’a sorti de ma lecture, c’est sur le rythme narratif et l’économie de narration. Ici, évidemment, ce qui va suivre est purement subjectif, donc à prendre avec des pincettes, je n’ai pas la science narrative infuse (loin de là). Et ce n’est pas parce que je n’ai pas apprécié l’équilibre de ce texte que d’autres n’aimeront pas (et sincèrement, c’est tout ce que je te souhaite : avoir un max de lecteurs qui aiment). Mais pour moi, 90 % de descriptions (j’ai pas compté, c’est un ressenti) principalement dite (pas montrée, ni mise en scène) et 10 % d’action (après un prologue d’exposition en plus) => c’est dur d’y rentrer. Mais j’ai réussi. Par contre : la couleur du carmin, la fatigue du serveur, la lumière des spots, etc. => j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’informations qui dilue la tension et surtout qui éloigne le but d’Ethel (ainsi que sa focale). Surtout que ces informations ne sont pas vécues ; pour moi la narration m’expliquait ce que je devais voir et non pas me le faire voir. Et tout ça a fait que je n’ai rien ressenti pour tes personnages ; ni amitié, ni inimitié, ni rien en fait. Ethel était le personnage principal de ce chapitre, la chanteuse et le serveur semblait « décoratifs » (il en faut des persos décors, donc ce n’est pas une critique) et la femme qui prie, je pense que c’est un « signal d’alerte » => mais je n’en sais trop rien en vrai. Je me permets deux exemples : « regard glacé, douceur mélancolique ». Ce sont de jolies images, mais ce n’est pas vécu. Alors, bien sûr qu’on peut se servir de ce type d’image (tout le monde le fait), mais si tout est comme ça, ça donne un rendu comme une caméra qu’il filmerait de très loin la scène, sans montrer le visage des protagonistes. Tu vois le parallèle ? C’est sans doute pour cela que j’ai eu du mal à comprendre la diégèse de ce chapitre. Je n’ai pas senti de « système », d’« univers », d’un tout bloc qui fait sens. Je vais expliquer ça sera mieux. Bref, le texte nomme Paris, décrit des ruelles, un café, des réverbères et des néons. Ce mélange d’éléments urbains n’appartient pas au même registre : les ruelles sombres évoquent un Paris 1900 ( voir : source de lumière vacillante), les néons un décor contemporain, la dague et la chasse surnaturelle un univers gothique/fantasy. Les néons seul : urban fantasy. Les flammes seules : gothicobaroque. Mais ensemble… :-S Surtout quand il s’agit du premier chapitre qui nous plonge dans l’univers. Après, je sais que c’est sûrement dur, je suis désolé. Mais je n’aime pas expliquer pourquoi je n’ai pas aimé. Il y avait des choses bien : la grammaire, l’orthographe, le lyrisme coupé par du moderne pour rythmer, les transitions, la ponctuation. Mais, pour moi, rien qui ne m’interpelle vraiment. Je ne suis donc pas le bon public. J’espère que tu ne m’en voudras pas de ce commentaire. J’espère qu’il te sera malgré tout utile :-) (Et je te souhaite quand même une bonne chance pour le concours)

Anthony Dabsal

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Il y a 3 mois

(je me suis mal relu : à la fin => je n'aime pas ne pas expliquer pourquoi je n'ai pas aimé => sinon, la phrase est débile xD)