Ce quatrième chapitre nous entraîne de mieux en mieux dans cet univers où la rareté de l'eau met en exergue la dépendance des hommes mais surtout leur fragilité vis-à-vis de cette resource. Les phases de dialogue sont limpides et très bien proportionnés. Un régal ce chapitre ! 👍🏿👍🏿👍🏿👍🏿
A la lecture j'ai l'impression de lire une histoire qui mixte "Dune" (pour la reflexion sur l'eau) et "le silo"(pour les artefacts du passé qui sont mal vu et le reproche sur ceux qui on détruit la terre).
Il y a quelque chose de drôle à les voir réagir à des objets qui nous sont si communs.
Le DUNE de Franck Herbert a été l'un de mes livre de chevet, mais chez moi, ni Empire, ni épice, ni ver du sable. Je n'est pas li Silo. De qui est-ce ?
Je m'arrête pour l'instant ici dans ma lecture.
L'univers est vraiment accrocheur et bien pensé. On sent qu'il y a une vraie réflexion derrière.
La rareté de l'eau comme enjeu vital est un ressort narratif puissant. J'aime particulièrement la division des rôles dans la société : les conteurs qui maintiennent la mémoire collective , les "skavators" qui déterrent et détruisent les vestiges du passé , et surtout les "murmurants" qui ont ce don quasi mystique de trouver l'eau. Ca crée une culture riche et crédible.
Utiliser un simple catalogue de vente par correspondance comme une sorte de relique archéologique, un livre d'images à la fois fascinant et incompréhensible pour les personnages, c'est brillant. Les scènes où Mo et Ja s'émerveillent ou s'interrogent sur des choses aussi banales pour nous que des piscines ou un Magimix sont excellentes.
Les petits points qui m'ont fait tiquer (mais c'est pour chipoter) :
Même s'ils sont bien traités et attachants, les personnages de base répondent à des archétypes assez connus. On a le jeune héros qui refuse son destin tout tracé , le père traditionaliste et sévère , et la meilleure amie loyale et secrètement amoureuse.
Le tout début du texte est très descriptif et nous donne beaucoup d'informations d'un seul bloc sur la planète, le contexte post-apocalyptique et la rareté de l'eau. C'est efficace pour poser le décor rapidement, mais une partie de cette exposition aurait peut-être pu être intégrée de manière plus organique à travers les actions et les dialogues un peu plus tard dans l'histoire. "Show don't tell"
Pour moi, ça reste un début très prometteur qui pose des bases solides.
Merci de cette analyse fouillée qui prouve déjà que ta lecture a été attentive. C'est vrai que j'aurais pu distiller les descriptif de Reg par petite touches, mais j'ai choisi délibérément de traiter cela de manière cinématographique, comme si les première image d'un film qui nous ferait découvrir d'emblée le décorum, plantant le décor d'un seul trait, pour ainsi pouvoir passer directement à l'histoire des personnages.
Je suis d'accord avec Mo...
J'adore ces jeunes découvrir "notre" civilisation en se demandant ce qu'on a bien pu fabriqué et avec quel matériau c'était fait
C'est poétique en un sens
19 commentaires
MATKAPRIM
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Patrick de Tomas
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