Il est un peu trop sûr de lui, faudrait voir à ce qu’il se calme sinon, il tardera pas à se faire gauler par les flics ! Heu, pourquoi il aurait noté la plaque de la mémé ? Pour aller la zigouiller ? De ce que je comprends, il est seulement axé sur sa vengeance avec C. et ne semble pas méchant envers le reste du monde. A moins que j’ai raté un truc… Code du téléphone ? Essaie 0000 :P, je vais changer mon code^^ La scène avec la voisine amnésique est vraiment teintée d'humour, je visualise bien la scène où elle enjambe le binôme !
Bonjour John, j’ai lu les chapitres postés à ce jour de ton histoire et je viens te faire un retour sur ces derniers, en essayant d’en dire un peu plus qu’en les comparant au hachis parmentier Findus ; ce qui, d’une part, serait un peu lapidaire, et d’autre part ne rendrait pas justice à ton début de roman.
J’ai une inquiétude concernant la trame de ton projet dans la durée. Des extraits de journaux et du chapitre 2, l’avenir de John et C. semble se dessiner : on semble comprendre que C. écrira en captivité des romans que John publiera ensuite sous son nom, jusqu’à son évasion. Si c’est bien la trajectoire que prend le récit, étant donné qu’il ne nous surprendra pas par son évolution globale, il faudra que le traitement des événements en lui-même soit signifiant au point de porter le roman (cf. mes remarques précédentes : dire quelque chose des héros et de leur rapport au monde). Si en revanche tu nous réserves des rebondissements imprévus, veille à ce qu’ils soient cohérents avec le cœur de ton projet (j’entends par là son message, et non une simple question de crédibilité factuelle). Je me demande dans quelle mesure, actuellement, tu as posé le déroulement futur de ton roman, et dans laquelle tu écris au fil de ta plume (même s’il est clair que tu sais déjà vers quel objectif final tu tends). Poser tes chapitres suivants et réfléchir à ce qu’ils devraient apporter à ton récit me semblerait une étape pertinente à ce stade de ton écriture.
Actuellement, l’intérêt de certains passages pour le projet global ne m’est pas apparu clairement (étant entendu qu’il ne s’agit que d’un début de roman et que la suite a peut-être déjà prévu de l’éclairer). Je pense par exemple au meurtre du livreur au chapitre 5, ou par l’intervention de Blandine au chapitre 9. S’ils sont portés par la même écriture que l’ensemble du texte, identifier davantage comment ils se rattachent à la trame principale me paraîtrait pertinent.
Enfin, je ne peux qu’aborder ton choix d’avoir introduit dans ton histoire des références extradiégétiques au contexte de son écriture : placer dans ton roman publié sur Fyctia un personnage d’éditrice nommé C. et probablement Camille d’après ton chapitre 7, travaillant chez Fuxia, crée chez tes lecteurs sur la plateforme une accroche supplémentaire dans la mesure où cela renvoie à un élément réel qu’ils connaissent ; de même, ton héros s’appelle John, comme ton pseudonyme d’auteur, et est également écrivain. À mon sens, si ces références donnent à ton histoire dans le contexte précis de sa publication sur Fyctia un côté provocant qui peut faire particulièrement réagir (la lettre de refus de la première partie du chapitre 6, par exemple), il faut à mon avis que tu gardes en tête qu’elles ne peuvent fonctionner que pour la durée de la vie de ton roman sur Fyctia – or, je suis persuadée qu’il a le potentiel d’aller bien plus loin. Sorti d’un public d’utilisateurs de la plateforme, et même plus largement d’auteurs s’étant confrontés au monde de l’édition, ton texte doit pouvoir rester pertinent. Attention donc à ne pas tomber dans le travers du trop parodique : en reprenant l’exemple de cette fameuse lettre, elle est très virulente. Il convient donc de te demander pourquoi avoir adopté ce ton : est-ce pour faire appel à la frustration de ton public actuel, mais sans justification diégétique ? Est-ce volontaire de ta part de donner à C. cette acidité qui ne correspond pas aux standards de la profession (bien que certaines lettres de refus réelles de ce type puissent se trouver marginalement) : dans ce cas, en quoi cet aspect s’insère-t-il dans la construction globale de son personnage ? Actuellement, ton roman est bon malgré ces références extradiégétiques, et non grâce à elles. Je ne suis pas en train de te conseiller de les supprimer (j’ai personnellement assez d’autodérision pour ne pas m’offusquer de prêter quelques traits d’état civil à C., personnage de fiction), mais de ne pas te laisser emporter par elles au point de t’y laisser emprisonner dans la suite du récit, alors qu’il pose les bases pour aller bien au-delà de cet aspect. Il est fréquent pour les auteurs de passer par une volonté de se lancer dans un projet « méta », nourri par leur propre expérience en tant qu’écrivants. L’écueil principal pour ceux-ci est de bien distinguer ce qui relève de l’exutoire, et ce qui participe à approfondir leur roman.
Camille, et dire qu'il a fallu que je capture une éditrice pour avoir un commentaire....
Plus sérieusement, merci (mille fois) pour ta lecture sérieuse. Tes commentaires me donnent a réfléchir. Rien n'est écrit pour la suite même si j'ai une idée pour la partie 2 (le récit part dans une direction différente car un simple huis clos n'aurait pas un grand intérêt). Je vais prendre en compte tes suggestions pour la réécriture de la 1ere partie car elles me semblent très pertinentes. Pour la suite,je crois que tu as raison sur le fait qu'il faut que je me pose un peu pour écrire (parfois j'oublie l'écriture et pars à la course aux likes, c'est un travers classique j'imagine...).
Bref. Bonne journée à l'équipe Fyctia qui, apparemment, est toujours sur le pont même en plein mois d'août !
54 commentaires
Nicole Pastor
-
petitemr
-
John Doe
-
Eva Boh
-
Camille | Fyctia
-
Camille | Fyctia
-
Camille | Fyctia
-
Camille | Fyctia
-
Camille | Fyctia
-
John Doe
-
Hylde Mary
-
John Doe
-
Gottesmann Pascal
-
John Doe
-
MarionH
-
John Doe
-