Je trouve que cette fin fonctionne bien pour le préquel, justement parce qu’elle ne cherche pas à conclure davantage que ce que l’histoire a réellement construit.
Depuis le début, Oran poursuit un objectif très simple : rentrer chez elle. Et au moment où elle l’atteint enfin, tu lui retires brutalement cette possibilité. Le constat est dur, mais il donne aussi tout son sens au chemin parcouru : entre-temps, elle a rencontré quelqu’un auprès de qui elle a commencé à reconstruire autre chose, même si ni l’un ni l’autre ne sait encore vraiment quelle forme cela prendra.
J’ai particulièrement aimé la proposition de Caleb. Il ne prétend pas pouvoir remplacer son peuple ou effacer son deuil. Il lui offre simplement de ne pas être seule. Et le fait qu’Oran soit capable de comprendre que, pour l’instant, cela peut suffire me paraît beaucoup plus juste qu’une déclaration romantique ou une résolution trop nette.
La dernière pensée de Caleb fonctionne bien aussi, parce qu’elle referme quelque chose chez lui en parallèle : lui qui semblait convaincu que tous ceux auxquels il s’attache finissent par mourir découvre qu’il est arrivé à temps, cette fois. Ils terminent donc tous les deux cette histoire avec quelque chose de brisé, mais aussi avec une raison de continuer.
Au final, j’ai trouvé ce préquel assez doux malgré tout ce qu’il traverse. Leur relation prend son temps, passe par la confiance avant de passer par l’attachement, et cette fin amènera les lecteurs à vouloir savoir ce qu’ils vont devenir ensuite.
Bravo pour cet opus achevé. 🙌
4 commentaires
Jax Veyne
-