Forum La vie quotidienne nous avale-t-elle peu à peu ?

La vie quotidienne nous avale-t-elle peu à peu ?

Bonjour

je suis d’accord

on cour et on se précipite

Il y a un peu partout des injonctions à foncer , performer, accélérer , consommer

alors on accélère

Le paradigme s’intègre à notre structure

On oublie , se rappelle un peu qu’il y a d’autres possibles et ne se souvient plus

alors on fonce droit devant


et un jour on respire

on voit la plage

on voit la mer , le ciel le soleil les nuages

on voit la lune et les étoiles

on voit une fleur

alors on s’arrête et on se souvient de respirer


bref

je suis d’accord


bon week-end

Je crois que cette réflexion m’est venue tout simplement parce que je suis en train de la vivre. À force de courir, de répondre aux attentes, d’assumer les responsabilités et de vouloir toujours avancer, on finit parfois par oublier de vivre pleinement.

Et puis, à un moment, on ressent le besoin de ralentir, de prendre du recul et de regarder autour de soi. Ce n’est pas forcément renoncer à avancer, c’est simplement réapprendre à respirer.

Alors oui, je suis d’accord avec toi. Peut-être que parfois, le plus grand courage, c’est justement de savoir s’arrêter.

Bon week-end à toi aussi.

Bonsoir !

C'est une réflexion bien philosophique que tu as là !

Je pense que tout est une question de choix dans la vie. Nous vivons à une époque où tout doit être dans l'hyper-perfection. On commence déjà la vie avec une sacrée pression : Il ne faut pas avoir d'handicap, il faut se développer à la vitesse normale dans tous les domaines, il fait avoir des bonnes notes à l'école, il ne faut pas être différent, il faut avoir les compétences sociales pour se faire des amis ou intégrer un groupe, il faut faire des études supérieurs, il faut réussir tous les examens, il faut avoir un emploi stable, avoir la petite amie parfaite acceptée par tous ses proches, se marier, avoir des enfants, avoir une maison, une voiture, un salaire qui couvre tout ça et surtout... Tenir ce rythme sur la durée.

Je pense qu'en effet, dans ce mode de vie, on se fait complètement absorber car entre la pression et les responsabilités, on a plus vraiment le temps de penser à rien d'autre. Mais si on s'autorise à prendre un chemin différent, à ne pas être toujours bien vu, à faire ce qui nous ressemble vraiment, alors je pense que tu peux trouver un rythme qui te permettra de penser à toi.

Personnellement, j'ai une façon de penser différente et j'ai fais des choix qui sortent un peu des terrains battus : Financièrement, je ne suis pas dépensière, je me satisfait de ce qui est cérébralement stimulant et généralement gratuit. Niveau travail, j'aime faire ce que personne n'aime, ce qui me rend souvent indispensable car on ne veut pas me lacher. Niveau perso, je n'ai pas de projet de mariage ou d'enfant, et je tiens à vivre seule, car j'aime la solitude et c'est clairement une zone de confort.

Quand j'ai assez fait mes preuves dans un boulot, je demande au bout d'un certain temps à passer en temps partiel. Ils ne veulent pas me lacher, donc ils acceptent (déjà arrivé 2 fois dans 2 boulots où je suis resté 4ans) et avec l'ancienneté, j'arrive à avoir des augmentations qui me permette de subvenir à mes besoins et même faire des économies. Ce qui fait que j'ai quand beaucoup de temps pour moi, en étant seule chez moi. Et là pour le coup, j'ai tout le temps qu'il me faut pour penser à ce que je veux, construire des relations et prendre de temps pour ce que je veux vraiment. Donc personnellement non, je n'ai pas l'impression de me faire absorber, j'ai l'impression de vivre pour moi.

Mais ça demande d'être OK pour vivre d'une façon différente que les autres, qui n'est pas forcément intuitive ou facilement accepté.

Au plaisir de discuter, c'était agréable de réfléchir sur ce sujet !

Belle soirée !

@Stella S. —

Je pense que le plus difficile dans la vie, ce n'est pas de trouver son chemin, mais d'accepter qu'il ne ressemble pas à celui des autres. On confond trop souvent bonheur et conformité. Pourtant, la liberté commence peut-être le jour où l'on cesse de justifier ses choix pour simplement les vivre. Après tout, chacun devrait avoir le droit de construire une vie qui lui ressemble, pas une vie qui rassure les autres.

@petitpetitprince —

"Après tout, chacun devrait avoir le droit de construire une vie qui lui ressemble, pas une vie qui rassure les autres. " très très jolie phrase 🧡

@Gelly Fox 🦊 —

merci déjà il ya une série qui parle des choix que ont devrait faire dans la vie

Dark matter

@petitpetitprince —

Tout à fait d'accord avec toi ! Tu as saisie le principal ! La question maintenant, c'est à quel point une vie qui te ressemblerait est éloignée de ta vie actuelle ? Qu'est ce que tu aimerais changer ?

@Stella S. —

un conseil va voir cette série

Dark matter je vien de la commencer elle parle des choix de la vie

Coucou

J’ai un cerveau un petit peu particulier qui fait que, même si j'arrive à comprendre tes préoccupations, je ne les vis pas vraiment.

Il m'est arrivée de me perdre un peu dans les attentes des autres et la course du temps mais mes intérêts spécifiques me ramènent toujours à ce qui est important pour moi — et beaucoup moins pour les autres 😅. Du coup, c’est surtout pour mes proches que c’est compliqués.

En plus, j’ai vite compris que vivre pour les autres étaient plus épuisant qu'autre chose et que les autres, malgré les efforts que ça me demande, ne me le rendent pas forcément.

Même si, j’avoue, quelques fois je me sens aussi prisonnière et dépendante de ces intérêts spécifiques que des neurotypiques peuvent l’être des autres 🤪

Je trouve ça assez juste finalement. Peut-être que le véritable équilibre, ce n’est pas de vivre pour les autres ou uniquement pour soi, mais de trouver sa place sans avoir à se trahir. Et puis, chacun a ses petites prisons, même celles qui nous rendent heureux. 😅

Ah, ces hommes qui découvrent les joies de la charge mentale... c'est mignon ! Allez bisous.

PS. Je sens que tu te poses beaucoup de questions, laisse-moi te donner les réponses par avance :

Non, ça ne s'arrête pas un jour par miracle, le quotidien revient toujours.

Oui, tu peux apprendre à optimiser.

Oui, tu peux choisir de lâcher la plupart des choses que tu considères comme "obligatoires".

Non, ce n'est pas la faute des autres et tu n'es pas victime de l'oppression : tes choix sont les tiens, assume-les.