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Es. Calame
Hello Gabrielle !
Je trouve qu'on comprend tout de suite qu'Aveline va être le personnage central et que la forêt va avoir un rôle très important. On sent aussi que la mention de l'anniversaire et des dix-huit ans à venir n'est pas anodine :)
Par contre je trouve que ça va un peu trop vite... Ça me fait un peu penser à un résumé de quatrième de couverture. La première partie pourrait être un peu plus développée pour être plus intrigante. Ensuite la deuxième partie raconte trop de choses d'un coup à mon goût sans vraiment entrer dans les détails, et comme tu reparles de la forêt un peu plus précisément ensuite, la mention de l'anniversaire semble juste posée là comme une info importante. Peut-être que tu y gagnerais en prenant d'abord le temps de parler de la forêt avant de parler de l'anniversaire et du destin qui y est lié ?
Anna C
Coucou, c'est intéressant, mais je t'encourage à plus de show et moins de tell. Ne donne pas toutes les info d'un coup, entraîne nous sur les lieux, une plus profonde observation, la découverte de l'arrivée de l'automne et de son anniversaire. Qu'on visualise ta prota devant sa fenêtre en train de contempler la forêt, d'un air mélancolique ? :3
Cooky
T'as ton premier jet wow 👀 maintenant je te conseille de découper cet extrait en sous extrait par exemple :
« Aveline… Aveline… »
Dans mes rêves, j’entends cette voix qui m’appelle. Je ne sais pas d’où elle vient, ni qui c’est. Ce que je sais, c’est que c’est bien plus qu’un rêve. => sous extrait 1
Je m’appelle Aveline et je vis au château d’Aubremont, sur une montagne entourée par la forêt de Valombre. => sous extrait 2
Comme chaque automne, je fête mon anniversaire en famille. Je trouve cette période belle et envoûtante. => sous extrait 3 (Les feuilles colorées qui tombent parsèment la forêt et lui donnent une autre dimension. J’adore y aller pour me ressourcer. Je n’ai jamais su l’expliquer, mais à chaque automne, j’ai comme une connexion avec cette forêt, comme si elle m’appelait. => cette partie fait partie du sous extrait 2. Quand on écrit les informations s'éparpillent un peu partout. On corrige ça au niveau du polish.)
Mon destin allait bientôt se révéler à moi, à l’aube de mes dix-huit ans. => sous extrait 4
Cooky
Maintenant que t'as bien découpé ton extrait en sous extrait tu prends le temps de bien développer chaque partie. Vu que ton héroïne commence par un rêve parle nous de son rêve ! Pendant son sommeil comment elle réagit etc.
Cooky
Quand tu finis de développer le sous extrait 1 tu crées un lien avec la suite c'est à dire le sous extrait 2 au fur et à mesure tu avances tu auras un chapitre 1 prêt à être lu. J'applique moi-même ça donc je partage. XD c'est une variante de la méthode flocon de neige adapté à mon propre usage.
Es. Calame
Voici mon premier paragraphe ☺️
La cérémonie funèbre était lumineuse. Les parents d’Éliot et Noah avaient proposé de l’organiser chez eux et il faut dire que, en comparaison de la salle mise à disposition par le crématorium, leur jardin avait un air de paradis. Avec ses grands pins maritimes, ses chênes vieux de plusieurs centaines d’années, sa végétation typique des Landes et son herbe fraîchement tondue, il offrait un cadre étonnement joyeux pour de telles circonstances. Le cercueil était posé devant une arche de fleurs, surplombant une photo prise par Lison lors d’un pique-nique sur la plage, quelques semaines plus tôt.
Merci d'avance pour les retours, c'est vraiment un premier jet.
Anna C
Ouuuh, c'est fort comme début, j'en ai eu des frissons ! O.O
Cooky
"en comparaison de la salle mise à disposition par le crématorium" cette info est bien mais de trop. Relis tout sans ça et tu verras que ça glisse mieux. 👀 le contraste entre la beauté du lieu et le deuil est nickel.
Es. Calame
Ooh merci Anna ☺️
Et merci Cooky pour le conseil, je note !!
Anna C
Hellooow !
C'est encore le premier jet pas encore retravaillé, mais voilà le brouillon du début:
– Le peintre du château est mort ! Vive les peintres ! hurle un homme en passant près de la fenêtre du domaine.
Au lieu de me redresser pour observer l’agitation dans la rue, je ramène mon attention en direction de ma famille. Mon petit frère, installé près de moi, la tête penchée en arrière, ainsi que mes parents, se tenant de chaque côté de l’immense table qui occupe un coin du salon. Nous y voilà. Enfin. Ce serait mentir que de dire que cette mort est une curieuse surprise. Nous nous attendions à ce que ce jour arrive bientôt, après les dernières nouvelles qui nous sont parvenues du palais royal. Il aura fallu que l'été achève sa course pour qu'il libère son dernier soupir et rejoigne notre protecteur. Le hasard fait bien les choses.
Es. Calame
J'aime beaucoup la première phrase, ça attaque fort tout de suite !
J'aime bien l'enchaînement de phrases courte, ça rythme bien « Nous y voilà. Enfin. » En revanche la phrase précédente est étrange, c'est le côté non verbal je pense, elle serait peut-être mieux rattachée à la phrase d'avant : « [...] je ramène mon attention en direction de ma famille : mon petit frère, installé près de moi [...] »
Rose Leucate
Salut Anna !
Je trouve ça top de commencer par du dialogue. En plus, la mort du peintre (annoncée comme si c'était la mort du roi) est intrigante. Ensuite, je me suis dit que finalement, tout ce que tu expliques dans ton paragraphe, tu pourrais le glisser dans un dialogue entre la narratrice et sa famille, pour amener de la fluidité et alléger l'info-dumping. Évoquer le soulagement dans des soupirs, parler du côté attendu dans des tons de voix, des expressions de visage, etc.
Miskail
Hello ! Voici donc un brouillon qui traine dans mes fichiers, à défaut de titre définitif cela s'intitule USB ;
"Cela fait des heures que la vidéo tourne en boucle. Des heures que ses mots se répètent et se répètent encore. Des heures que mes pupilles arides de toutes larmes se brûlent à contempler les mêmes images. Des heures que je suis là, happé par l’évanescente lumière bleutée de l’écran. Les phrases, je les connais par cœur à présent. Mais ce qu’elles racontent n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est cette voix qui survole le léger air de violon. Ces intonations qui murmurent au fil des notes. Ce ton posé qui déroule sa propre mélodie. Cette voix. Cette voix. Cette voix que je ne pensais ne plus jamais entendre. Cette voix qui avait habité mes jours et hanté mes sommeils. Cette voix qui s’était tue à jamais. J’en avais fait mon deuil. Du moins je le croyais. Jusqu’à cette clef USB trouvée entre deux lattes de parquet grinçant. Il n’a fallu qu’un clic pour que toutes mes illusions s’effondrent. Pour que renaissent du néant des battements de cœurs enfouis. Pour qu’une fragrance de pin et de vétiver bourbon revienne flotter dans mon atmosphère."
Cooky
Je pense que le passage sera plus fort en supprimant certaines répétitions. Comme ici : Ce ton posé qui déroule sa propre mélodie. Cette voix que je ne pensais ne plus jamais entendre. => c beau et sans le contexte j'aurai cru que la personne a perdu son amour (par exemple). 🥹 peut-être que je me trompe pas. Le reste de ton texte m'a fait penser à ça : Il a perdu qui ?? Pourquoi il en a fait son deuil ?? Que s'est il passé dans sa vie, bonsent ! Et le détail du parfum à la fin j'adore XDDDDDD. Il m'a rappelé la scène raté que j'avais écrite et ce qui m'avait plu dans ça c'était le détail du parfum. 😂
Cooky
C trop mignon et triste à la fois, il a conservé chaque detail de cette 'personne' dans une clé USB 🥹🩷. Tu trouveras le titre parfait un jour pour l'instant USB marche bien.
selma unver
Le soleil au-dessus de ma tête m’a à présent complètement aveuglée de plusieurs taches noires. Laissant perler une goutte de sueur sur mon front qui brûle chaque parcelle de peau parcourue.
Je tente de chasser cette chaleur en inspirant, mais l’air chaud ne fait qu’alimenter ce feu qui habite mes poumons, comme si tout mon corps n’était plus qu’un enfer qui me consume lentement.
Cette fois-ci, je vais mourir.
— Une honte ! hurle une femme non loin de moi.
— Voleuse ! ajoute un vieillard.
Les huées qui s’élèvent autour de moi finissent par s’entremêler les unes dans les autres, venant qu’augmenter mes maux de tête.
— Observez longuement cette chienne, puis repartez de là avec deux avertissements, lâche le maudit garde posté à ma droite.
— La première, soyez en alerte à sa vue proche de vos étals, informe-t-il avant de dresser son index.
— Et la deuxième… s’amuse-t-il tout en dressant son majeur, que ça vous prenne de leçon, tentez de déshonorer davantage votre sang de Banals, et vous finirez comme elle, conclut-il dans un ricanement.
Mon sang déjà chaud bout à présent dans mes veines, je serre les dents, empêchant ainsi mes mots de s’évader.
Malgré le fait que la transpiration m’irrite les yeux, je parviens tout de même à les ouvrir, lentement.
À travers les barreaux qui m’encerclent, j’aperçois plusieurs silhouettes floues, certaines portant des tabliers, d’autres des robes.
Visiblement, aucun des habitants n’a voulu rater ce magnifique spectacle.
La haine et la colère reflètent le regard d’une majorité d’entre eux, tandis que la pitié brille dans d’autres.
Ceux qui sont comme moi, ceux qui ont déjà été dans cette cage publique.
Des voleurs.
Cyana
Hello, voici mon premier paragraphe !
"Seorin avait imaginé des centaines de fois le jour où elle entrerait à Myeoryeon. Dans aucune de ces versions, elle n’avait pensé qu’elle resterait immobile devant la première marche.
Elle la regarda quelques secondes, comme si quelque chose avait pu changer depuis l’instant où le groupe précédent l’avait gravie. Le bois sombre suivait la courbe d’une racine gigantesque avant de rejoindre l’escalier qui s’enroulait autour du tronc. Plus haut, les marches disparaissaient derrière une terrasse, puis réapparaissaient entre les feuilles encore vertes du châtaignier.
Un autre groupe d’étudiants s’engagea sur le passage. Leurs voix montèrent avec eux, mêlées au bruit des semelles et au froissement des branches.
— Seorin ?"
Tous les autres sont géniaux, je vais les relire bien un par un pour les décortiquer !
Amy2627
Hello ! Voici le début de mon histoire (à noter que c'est un double point de vue).
Je m'étais juré de ne plus jamais revenir ici. Et pendant longtemps, je m'y suis tenu. Par instinct de préservation principalement. La fuite, ça fonctionne bien, juste pas sur le long terme.
J'amorce un virage. Puis une ligne droite, bordée d'arbres centenaires qui surplombent le bitume. L'entrée de la ville est toujours une invitation au repos et à la beauté. Le soleil passe à travers les feuillages, transformant la route principale en nuances d'ombres et de lumières. Je pourrai manipuler le volant les yeux fermés. C'est là d'où je viens, et c'est comme si rien n'avait changé.
Sauf qu'entre-temps, c'est aussi devenu mon enfer personnel.
Mon cœur ne se gonfle plus à l'approche de la ville comme ce fut le cas si souvent au cours de ma vie. Le retour à la maison n'a plus le même goût. Il est enseveli sous des sentiments bien trop pesants pour que je veuille m'y attarder.
La radio grésille doucement, mais je n'y prête pas attention. Ma vieille voiture n'en mène pas large, cela étant elle a survécu au déplacement. Je le regretterai presque.
Trois ans depuis ce jour où j'ai quitté la maison.
Où je l'ai quitté, elle.
En vrac et avec seulement une valise en main. Tout le reste était enfermé dans des cartons, isolé dans le garage pour le jour où je trouverais un appartement. Tout lâche que je suis, j'avais missionné Max pour me les ramener, sous prétexte d'une crémaillère entre potes.
Notre fil de conversation est toujours là, figé dans le temps sur mon téléphone. Je suis absolument incapable de l'effacer ou de le relire. Il fut un temps où je passais des heures à faire défiler les messages, à la recherche du moment qui aurait tout fait basculer.
Je n'ai jamais trouvé.
« Aveline… Aveline… »
Dans mes rêves, j’entends cette voix qui m’appelle. Je ne sais pas d’où elle vient, ni qui c’est. Ce que je sais, c’est que c’est bien plus qu’un rêve.
Je m’appelle Aveline et je vis au château d’Aubremont, sur une montagne entourée par la forêt de Valombre.
Comme chaque automne, je fête mon anniversaire en famille. Je trouve cette période belle et envoûtante. Les feuilles colorées qui tombent parsèment la forêt et lui donnent une autre dimension. J’adore y aller pour me ressourcer. Je n’ai jamais su l’expliquer, mais à chaque automne, j’ai comme une connexion avec cette forêt, comme si elle m’appelait.
Mon destin allait bientôt se révéler à moi, à l’aube de mes dix-huit ans.