LiamFost
126 abonnés
Chapitre #1 CrY FoR HelP - Chapitre 1
194
141
21
J’arrive devant le lycée et me gare en prenant soin de ne pas érafler la voiture déjà stationnée. Je me concentre tout particulièrement car j’ai pour habitude de me faire remarquer dès mon arrivée…
Sans blague, j’ai réussi ! Enfin, je suis à peu près sûre de ne pas avoir touché le véhicule à côté du mien…
J’observe le lycée, un grand bâtiment qui paraît démesuré par rapport à la ville. Il a l’air encore plus grand que mon ancien bahut à New York ! En même temps, c’est le seul ici… Bon, d’aspect, il ressemble un peu à un hôpital, une grande entrée hexagonale et deux longs bâtiments partant perpendiculairement de chaque côté. Pas d’herbe, seulement le bitume d’un immense parking. J’espère que l’intérieur est plus fun que l’extérieur.

— Sympa le camion ! me lance un mec qui me regarde descendre.

« Ce n’est pas un camion, c’est une voiture ! », ai-je envie de lui crier, mais je me retiens. Je crois que je m’améliore.
Cette voiture, grosse, moche et qui ressemble légèrement à un camion, je l’avoue, c’est tout ce qu’a réussi à me trouver mon père pour me permettre d’être un minimum autonome dans ce coin paumé. Cet achat s’est fait dans la précipitation et il m’a promis de me trouver un véhicule plus présentable dans les semaines à venir. Et je sais qu’il le fera parce qu’il se sent « redevable » à cause de ce nouveau déménagement, seulement six mois après le précédent. Alors que je commençais à peine à me faire des amis ! Enfin non, ça, c’est ce que je lui avais dit. La réalité, c’est que ça fait bien longtemps que je ne m’en suis pas fait. Il faut dire que c’est ma cinquième école en seulement trois ans !
Bref, j’avance vers ce que j’imagine être l’entrée du lycée, et comme d’habitude tout le monde me regarde.
Pas de gaffe, pas de gaffe…
Les inconnus me mettent mal à l’aise, et quand je suis mal à l’aise je fais des conneries…
Mais ils me regardent vraiment tous ! C’est marqué sur mon front que je suis nouvelle ?
Petite ville, un seul lycée, tout le monde connaît tout le monde. Alors dès qu’il y a une nouvelle, elle est repérée !
À moins que ce ne soit mes cheveux bleus. Mon père m’avait prévenue que c’était peut-être une mauvaise idée, que Laneford n’était pas New York et que cette couleur de cheveux pourrait paraître extravagante ici. Mouais…

— Tu sors d’où avec tes cheveux bleus, tu te crois dans Avatar ? me crie une fille au loin.

J’ai envie de lui répondre, mais à quoi bon ? De toute façon, elle s’est déjà retournée et rigole de sa blague avec ses amies. J’aurais pu lui répliquer que c’est la peau qu’ils ont de bleue dans Avatar, pas les cheveux. Mais, me connaissant, je lui aurais plutôt répondu d’aller se faire voir ! Donc deuxième bon point.
J’arrive jusqu’à la grande porte sans m’être fait remarquer plus que ça, je m’en tire bien !
L’intérieur est rouge. On dirait bien que c’est la couleur du lycée puisque j’arrive dans un immense couloir au carrelage blanc et rouge, dans lequel se trouvent, de part et d’autre, des casiers, rouges eux aussi. Ça m’a l’air grand quand même, mais allez, il ne me reste plus qu’à trouver le bureau de la direction, dans lequel je dois me présenter à 7 h 45 et il est… 8 h 20. Oups !
J’aborde le premier élève que je vois :

— Euh… Excuse-moi ?

Le mec me passe devant et fait semblant de ne pas m’entendre. Je me tourne et croise le regard d’un autre élève… Il me fixe sans raison. Non mais sérieux, qu’est-ce qu’il me veut ?

— Tu marches sur la lanière de mon sac, là ! s’exclame-t-il.
— Ah mince, pardon !
— C’est bon…
— Euh, attends !

Il se retourne.

— Tu sais où se trouve le bureau du directeur ?
— Ouais, juste là ! répond-il.
— Merci.

Vu mon retard, je me jette sur la porte, frappe deux coups et entre.
Et merde…
J’entends déjà les rires dans mon dos, et devant moi les mecs me regardent hébétés. Ce con m’a indiqué les toilettes pour hommes ! Je me retourne et m’apprête à lui en coller une quand une voix masculine m’interpelle :

— Vous ne seriez pas Alice ?

Je lève les yeux et aperçois un homme corpulent, avec une légère couronne de cheveux à peine visible sous sa calvitie bien apparente, elle.

— Et vous le directeur ? réponds-je.
— Vous êtes en retard, suivez-moi.
Tu as aimé ce chapitre ?

Tu veux lire le reste de la série ou d'autres auteurs, donner ton avis, partager, liker, commenter et pourquoi pas écrire et participer aux concours ?

Rejoins-nous sur Fyctia